(1/6) Une brève histoire de l’enseignement de l’architecture en France

Rédigé par Juliette POMMIER
Publié le 12/12/2021

Dossier réalisé par Juliette POMMIER
Dossier publié dans le d'A n°295

Depuis 1968, en France, l’enseignement de l’architecture a vécu plus d’une dizaine de réformes et de multiples restructurations (décrets de 1968, 1969, 1971, 1972, 1973, 1974, 1978, 1984, 1997, 2005, 2018). Cette histoire est celle d’une tension entre deux modèles pédagogiques, l’École des beaux-arts et l’Université, à la recherche d’un modèle français pensé en résonance de plus en plus étroite avec le système européen.

Fondée en 1819, l’École des Beaux-arts était organisée autour du système des ateliers verticaux : les étudiants y faisaient toute leur scolarité auprès d’un « patron », depuis l’admission en première année jusqu’au Grand Prix de Rome. L’apprentissage du projet domine alors la formation, rythmée par les concours d’émulation, les esquisses en loge et les jurys à huis clos, les quelques cours magistraux d’histoire, de théorie et de construction et par le travail en agence. Formés au dessin et au « parti », à la hiérarchie du plan et des volumes, au goût et aux ordres classiques, les architectes « diplômés par le gouvernement » sont reconnus internationalement. Mais au rayonnement succède la sclérose : après la Seconde Guerre mondiale, la formation s’embourbe dans une approche historiciste qui n’a plus sa place dans la ville moderne.

 

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