Alessandro Imbriaco, Tommaso Bonaventura : Vista Nostra

Rédigé par Olivier NAMIAS
Publié le 01/07/2014

Article paru dans le d'A n°228

Comment représenter des phénomènes aussi omniprésents mais invisibles par nature que le crime organisé ? Deux photographes romains sont partis de l'observation du territoire pour montrer les mutations et l’emprise de la mafia dans la société. Une partie de ce travail est présentée dans la Corderie de l’Arsenal, dans le cadre de l’édition 2014 de la Biennale d’architecture.

Sur l’image en noir et blanc, trois femmes se tiennent dans une rue de Palerme, au pied du cadavre de Benedetto Grado, victime d’un règlement de compte de la Cosa Nostra. Dans la flaque de sang qui coule sous la bâche se reflète le visage d’une de ces veuves noires siciliennes. La photographie, choquante et brutale, tirée d’une série de reportages de Franco Zecchin et Letizia Battaglia, est le point de départ du travail d’Alessandro Imbriaco et Tommaso Bonaventura.

« Nous voulions renouveler l’iconographie de la mafia, très marquée par ces images faites dans les années 1980-1990, expliquent les deux photographes. En vingt ans, la mafia a évolué considérablement : elle n’a recours à la violence qu’en cas d'extrême nécessité et s’est fondue dans la société. Selon les spécialistes, le crime organisé est devenu “liquide”, impalpable. Nous nous demandions comment représenter ce phénomène invisible » (...)


«Immediate surroundings» volet de la série Corpi di Reato portant sur les villas des parrains maffieux, est présenté dans l’exposition Monditalia de la Biennale de Venise, site de l’Arsenal, jusqu’au 23 novembre prochain.


Lisez la suite de cet article dans : N° 228 - Juillet 2014

Les articles récents dans Photographes

Marie Sommer, Une île Publié le 04/05/2021

Marie Sommer s’attache à des lieux chargés de mémoire. Hier, Teufelsberg, cette colline… [...]

Amélie Labourdette, Traces d’une occupation humaine Publié le 23/03/2021

Initié en 2016 à l’occasion d’une résidence d’artiste et poursuivi en 2018, ce projet a… [...]

Candida Höfer Paris : faces des espaces Publié le 23/02/2021

Considérée comme représentative des élèves de Bernd et Hilla Becher à l’École de… [...]

Zupagrafik, Béton froid Publié le 30/12/2020

Zupagrafika est le nom d’une maison d’édition établie en Pologne et constituée par David… [...]

Anne-Marie Filaire, Terres Publié le 04/11/2020

Les chantiers du métro du Grand Paris génèrent des quantités phénoménales de terres excavées.… [...]

Gerhard Richter, Paysages Publié le 12/10/2020

Célébré à juste titre comme un représentant majeur de la peinture allemande de la seconde… [...]

.

Réagissez à l’article en remplissant le champ ci-dessous :

Vous n'êtes pas identifié.
SE CONNECTER S'INSCRIRE
.

> L'Agenda

Juillet 2021
 LunMarMerJeuVenSamDim
26   01 02 03 04
2705 06 07 08 09 10 11
2812 13 14 15 16 17 18
2919 20 21 22 23 24 25
3026 27 28 29 30 31  

> Questions pro

Les effets pervers des marchés globaux 3/3

Alors que sa relation directe au maître d’ouvrage est mise à mal par les marchés globaux, l’architecte devient l’inespéré bouc émissaire…

Visées et effets pervers des marchés globaux n°2

Certains représentants de la FFB ne cachent pas leur volonté de se débarrasser des architectes. Avec les marchés, globaux, les entreprises sont en…

Visées et effets pervers des marchés globaux n°1

Passés en un lot unique en dérogeant au principe d’allotissement, les marchés globaux mettent l’entreprise mandataire au premier plan. S’ils…