Claude Parent entre dans sa légende

Rédigé par Olivier NAMIAS
Publié le 01/03/2010

Article paru dans le d'A n°189

Dans le hall de la Cité de l'architecture, une sombre statue de commandeur signée Xavier Veilhan accueille le visiteur, les murs sont tendus de noir et toute une foule de gens importants se presse au sous-sol. Mais que l'on se rassure, il n'est pas arrivé malheur à Claude Parent. Loin des invectives amères des années quatre-vingt-dix, le plus sympathique des architectes, pour reprendre l'expression de Nicoletti Manfredi, un pair italien, est réconcilié avec le monde et reçoit ses hôtes en toute affabilité. Confrères, amis, parents – avec le p minuscule et au pluriel –, admirateurs, ils sont venus, ils sont tous là : Jean Nouvel, le Pritzker qui dut sa première commande importante à Parent et qui signe la scénographie sobre de cette énorme exposition, où l'espace est mis au service de l'œuvre. François Seigneur, débutant avec Nouvel chez le prince de l'oblique ; Frank Owen Gehry, de passage à Paris ; Patrice Goulet, un temps fils spirituel et toujours beau-frère ; sans oublier le ministre de la Culture et les innombrables et enthousiastes membres déclarés de son fan club : biographes, interviewers officiels, etc. 

Une reconnaissance éclatante pour l'architecte, qui passe pour un grand oublié de l'histoire officielle : aucune occurrence à son nom dans l'histoire de l'architecture moderne de William R. Curtis, absence toujours dans l'histoire critique de l'architecture moderne signée par Kenneth Frampton (pour l'édition de 1985), une seule mention fugitive dans L'Architecture moderne en France de Gérard Monnier, ne couvrant il est vrai qu'une petite période des débuts de l'exubérant moustachu à la coupe afro. Pire encore : à peine trois allusions dans les mémoires de Pierre Vago1, ancien rédacteur en chef de L'Architecture d'Aujourd'hui, qui fut pourtant son compagnon de route : ils travaillèrent ensemble à l'aménagement du site de Lourdes. Une ligne, pas plus, chez Pierre Dufau, l'architecte qui voulait être architecte, son confrère en nucléaire, dans le chapitre « Trente ans de steeple-chase2 ». On n'est jamais oublié que par les siens !

Bref, on pourrait multiplier les exemples pour aboutir sur le même constat : comment a-t-il été possible de passer à côté de Claude Parent, presque sans le voir, alors que son œuvre occupe une bonne partie du sous-sol du palais de Chaillot ? Ces sérieux historiens estimaient-ils qu'elle n'en valait pas la peine ? Les commissaires de l'exposition vont s'attacher à réparer ce qu'ils estiment être un oubli majeur et installer durablement une notoriété qui ne fut qu'à éclipses.

 

L'art de la rencontre

La vie, disait un chanteur diplomate brésilien, est l'art des rencontres et dans ce domaine, Claude Parent est un grand maître. Sa longue et mouvementée carrière s'est construite au fil des affinités et des circonstances, des ruptures, et le destin a placé sur sa route des personnages appelés à jouer un rôle de premier plan dans les arts ou la société ; ainsi sa rencontre, que dès le service militaire, avec André Courrèges.

Fils d'un ingénieur en aéronautique, Parent se dirige vers l'architecture par goût personnel, profitant de sa faiblesse en mathématique pour échapper aux classes préparatoires auxquelles le destinaient ses parents. Il entre aux Beaux-Arts, dont il ne sera jamais diplômé, déplorant, comme nombre de ses congénères, l'enseignement sclérosé autour du prix du Rome et comme ses camarades, il aura le sentiment d'être un autodidacte scolarisé. Ses talents de dessinateur l'amènent à formaliser les idées d'Yves Klein. Il rencontrera ensuite Ionel Schein, jeune architecte roumain, se rapprochera par ce biais de Nicolas Schöffer et d'autres artistes de la mouvance spatio-dynamique, de l'art cybernétique, croisant des figures comme Jacques Polieri. On pourrait également ajouter à cette liste le sculpteur Tinguely, le photographe Gilles Ehrmann, Éric Rohmer ou Marc'O, un autre cinéaste, ou encore le designer Roger Tallon. Toute une mouvance artistique aujourd'hui partiellement oubliée où l'art contemporain savait encore être moderne et populaire, où les œuvres mettaient en jeu le corps du spectateur.

L'aura émanant de ce milieu ne sera pas pour rien dans la fascination qu'exercera Parent sur des jeunes comme Nouvel et Seigneur3. Parent retiendra surtout comme décisives les rencontres avec Schein, Bloc et Virilio, passant de l'un à l'autre au gré des ruptures survenant toujours pour des motifs qui nous apparaissent peu clairs. Des conflits de paternité sur les œuvres, attestés dans l'exposition par le biffage « à la mano » de noms jugés surperflus sur les plaquettes de présentation, en sont sans doute à l'origine.

Les années soixante-dix sont plus ternes pour Parent, mais il garde des flaming sixties un certain élan qui le pousse à intervenir dans les maisons de la culture, comme VRP de l'oblique, voire à l'émission « Apostrophes » de Bernard Pivot. La commande se tarit cependant et Parent s'implique en 1974 dans le programme de construction des centrales nucléaires. À la demande du directeur du développement d'EDF, il prend la tête d'une équipe de maîtres d'œuvre chargés d'humaniser ces monstres industriels afin de faciliter leur acceptation par un public suspicieux. Il en sortira des centrales sphinx, aux tours de refroidissement frappées d'éléphantiasis.

Viennent ensuite les années quatre-vingt où, rangé des Maserati, il se fait plus discret en Rolls-Royce décapotable. Il disparaît pour réapparaître périodiquement, quittant le devant de la scène pour œuvrer comme éminence grise, surgissant partout, des jurys des bourses EDF à l'ordre des architectes ; au groupe Moniteur, où il a l'oreille de Marc-Noël Vigier, il participe à l'élaboration d'ouvrages sur les ténors de l'architecture française et lance des publications sur les maisons de l'Atome. Il cosigne en 1988 le manifeste 750214, mais il finit par être renvoyé de L'Architecture d'Aujourd'hui en 1998 – il y était arrivé « par une entrée  dérobée » en 1959, sur invitation de Bloc.

Tenant portes ouvertes, Parent est toujours disponible, toujours prêt à rencontrer ses confrères qui sont parfois ses anciens employés, pour leur prodiguer conseils et présages. Toute cette activité ne l'empêche pas de mener en parallèle une activité d'écrivain-architecte : auteur prolixe, il publie pas moins de dix-huit ouvrages entre 1970 et 2009, sans compter ses contributions à différentes revues, dont Architecture Principe, organe officiel de l'oblique édité tout au long de l'année 1966.

 

Œuvre construite, œuvre dessinée

Plus que son omniprésence dans la profession, Claude Parent doit sa résurrection inespérée à son œuvre graphique. À l'heure de l'ordinateur à tout crin, c'est une leçon que doivent méditer les étudiants en architecture. Frédéric Migayrou, alors directeur du Frac Centre, découvre les dessins de Claude Parent et progressivement l'œuvre construite, les maquettes, qu'il intègre aux collections du Frac et à celles du Centre Pompidou. L'ensemble est rassemblé de façon très complète pour la première fois à la Cité de l'architecture et du patrimoine.

Les organisateurs de l'exposition ne ménagent pas leurs efforts pour promouvoir l'architecte : passer à côté de l'œuvre graphique serait la première erreur, nous dit l'un deux, comme si Parent avait inventé l'architecture de papier. Regardons donc ces dessins assez noirs, finalement assez Beaux-Arts dans leur facture, décrivant des univers noirs, faits de lacérations, d'enfermements dans des environnements que l'on qualifiera de kafkaïens, avec leurs nuées d'escalier sans issue, leurs entailles profondes. Un monde dystopique, dérivé des barrages cyclopéens, qui renvoie autant à la science-fiction des années soixante-dix qu'à la construction, et qui disent finalement peu sur l'habiter et sur l'architecture.

Passons à l'œuvre construite, assez mince tout compte fait, mais marquée de ces trois morceaux de choix que sont Sainte-Bernadette-du-Banlay à Nevers, la Maison de l'Iran, la maison d'André Bloc, sans oublier la maison Drusch à Versailles et la maison de Bordeaux-le-Pecq à Bois-le-Roi. Mais à côté de ces chefs-d'œuvre faits à quatre mains ou plus, sur lesquels il manque les études historiques approfondies précisant la part effective d'implication des uns et des autres, on trouve une production en devenir qui semble n'avoir pas tenu les promesses qu'elle recelait – les supermarchés de Sens – ou pire, une production beaucoup plus marquée par le formalisme, voire la complaisance avec un système de production privé qui semble pourtant à l'opposé des valeurs incarnées par Claude Parent. Citons pour mémoire le Carré Silvia-Montfort, un incongru teepee métallique qui n'a pris aucune épaisseur historique en plus de vingt années d'existence, ou le siège des services centraux d'EDF à Saint-Denis, un groupe d'immeubles réalisé en collaboration avec Reichen et Robert, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'élève pas à un meilleur destin le carrefour Pleyel où il est édifié. Faut-il inclure ces bâtiments à l'inventaire de l'œuvre complète de Claude Parent, qui ne manque d'ailleurs pas d'ironie par rapport à sa production, ou n'a-t-on là que la production d'une agence bis, destinée à couvrir les dépenses d'une agence davantage axée sur la recherche, et à alimenter accessoirement le train de vie flamboyant de son auteur ? Reste que pour avoir travaillé avec des promoteurs, d'autres architectes n'en ont pas moins fourni des bâtiments honorables.

 

L'oblique

Entre les dessins et les bâtiments se tiennent les maquettes en bois, de jolis objets que les visiteurs seront sûrement contents de découvrir en 3D après en avoir longtemps contemplé les reproductions photographiques. Elles introduisent surtout à ce qui serait le grand apport théorique de Claude Parent et de son complice d'alors, Paul Virilio, à l'Architecture avec un grand A. Pourquoi s'en tenir à l'horizontale et à la verticale, vues et revues au cours de cinq mille ans d'architecture, et ne pas exploiter la diagonale, dans un système que Parent et Virilio baptisèrent, pour le rendre plus scientifique, du terme « fonction oblique » ?

Adoptant une démarche quasi publicitaire, usant de tous les glissements sémantiques permis par le plan incliné, ils ne manqueront pas d'exploiter jusqu'à la corde un dispositif spatial né d'un faux paradoxe, basé sur une idée de départ mince comme du calque d'étude. Ils le présenteront à la Biennale de Venise en 1970, où l'oblique n'a peut-être jamais été autant à sa vraie place, celle d'un élément scénographique destiné à l'événementiel, comme il en existait tant à l'époque. On pense notamment à ceux produits par Achille Castiglioni et consorts, autant d'aménagements temporaires que leurs créateurs n'ont jamais songé à faire sortir des murs des musées ou halls d'exposition où ils étaient installés. Peu importe, allant à contre-courant, le duo persiste et signe : Parent couvre sa maison d'obliques, parcourt les maisons de la Culture pour vendre son idée, apparaît à la télévision en bon VRP de son système, qui permettrait de gagner 25 % d'espace en plus, tandis que sa sœur, anticipant à elle seule Véronique et Davina, invente une méthode de gymnastique, l'incliplan, basée sur ce dispositif.

Il faut saluer le courage rare de l'architecte d'être allé jusqu'au bout de la démarche et de n'avoir pas hésité à expérimenter sur soi-même ce qu'il préconisait pour les autres, pour constater aussi vite la faible fortune critique de ce dispositif « révolutionnaire ». Sa diffusion se limitera à lui-même et aux camarades de sa fille et, à notre connaissance, aucun des fervents admirateurs de l'oblique n'a jamais souhaité l'intégrer dans son appartement. Elle serait enseignée dans les universités américaines mais, comme le dit Christian Girard dans le volumineux catalogue qui accompagne l'exposition, « le XXIe siècle a dix ans déjà, et l'architecture française n'a toujours pas pris l'oblique ». D'aucuns la voient aujourd'hui surgir de partout sur des bâtiments contemporains : mais hormis l'hommage fait par Nouvel sur les murs de la future Philharmonie, rares sont les architectes à s'en réclamer. À l'étranger, l'Opéra d'Oslo (de Snøhetta) est souvent cité comme exemple d'architecture oblique. C'est pourtant une erreur que d'accoler la fonction oblique aux promenades sur le toit mises en œuvre sur ce bâtiment, car les architectes n'en revendiquent ni la filiation théorique – on n'habite pas la pente, mais on s'y promène –, ni la portée politique (le sol à l'oblique devait faire basculer la société et provoquer la révolution politique). Les espaces intérieurs du bâtiment sont d'ailleurs tout ce qu'il y a de plus horizontal. Plus que la fonction oblique, c'est la bonne vieille cinquième façade qui ressurgit là, dans une version pentue et montagnarde.

 

L'œuvre véritable de Claude Parent

Ce n'est pas dans le dessin, la théorie ou les bâtiments que se situe l'œuvre véritable de Claude Parent. Les dessins sont peut-être marquants mais ils influent de façon marginale sur l'architecture. L'œuvre construite est mince et trouve des équivalents en nombre et en qualité dans la production de l'époque : les maisons de Lajus, Courtois et Salier rivalisent sans rougir avec celles de Parent, la CAF de Lopez et Holley est au moins aussi intéressante que la Maison de l'Iran – il est vrai que ses deux auteurs sont remisés dans l'horrible catégorie « Beaux-Arts ». Ajoutons que son œuvre fut jugée un temps formaliste par ses proches, que d'autres églises telles que Sainte-Bernadette-du-Banlay ont fleuri dans la foulée de Vatican II5.

Il ne resterait donc que la fonction oblique. André Bloc n'y voyait que fumisterie, et parmi ses amis lui rendant hommage dans les vidéos présentées à la Cité, peu semblent réellement y porter crédit. En revanche, tous s'accordent sur un point : l'œuvre de Claude Parent, c'est Claude Parent, « la totalité de la personne de Claude Parent », résume Michel Ragon à la caméra. Baigné dans l'ambiance de radicalisme, d'agitation beaux-artienne et d'art scénique des années cinquante – la fonction oblique était d'ailleurs une forme de praticable de théâtre –, il est le premier en France à faire sortir l'architecte de son rôle pour occuper une place plus large dans la société, afin d'atteindre une audience globale.

Pour ce faire, il lui aura fallu se démarquer des figures qui faisaient l'architecture de l'époque : ces grands patrons sclérosés limitant leur audience à la sphère de leurs proches dans des rapports marqués par la hiérarchie. C'est là que Parent a brisé le plus de codes : avec ses rouflaquettes, sa coupe afro, sa moustache, ses costumes de luxe, ses voitures, il est à l'architecte ce que l'abbé Pierre était à la charité dans les années cinquante : un mythe. Roland Barthes aurait écrit ses Mythologies dans les années soixante-dix, Parent y aurait figuré de plein droit. Sa force, c'est d'avoir toujours su produire des signes de la contestation sans vraiment y prendre part. On le présente comme un dandy rebelle. Mais la révolte façon Claude Parent se limite bien souvent à la pratique de l'excès de vitesse en voiture de luxe ou à arborer un gilet noir le jour de son admission à l'Académie6 !

Parent, qui n'a jamais refusé les honneurs et les consécrations, se garde bien de designer des cibles à abattre, hors du très vague conservatisme. Ce flou artistique permet à tous d'adhérer à une révolte molle vécue comme une valeur positive et sied particulièrement à une frange de la bourgeoisie qui trouve là un moyen économique d'échapper à son destin de classe, plus volontiers voué à l'ennui qu'aux grondements de la révolution ! Le mythe, rappelle Barthes, est une parole dépolitisée, et ce n'est pas un hasard si Parent sera au second plan en mai 1968, alors que l'École des beaux-arts qu'il a tant fustigée se réorganise autour de structures fortement politisées.

Dans le fond, Parent est loin d'être aussi rebelle qu'on veut bien le dire, même si des lectures à rebours de l'histoire peuvent le laisser croire. On nous présente ainsi son offre de service au monde du nucléaire comme une transgression. Il est vrai qu'elle suscita un tollé, ce qui ne fait pas pour autant de l'intéressé un rebelle : les vrais rebelles n'ont pas pour coutume de joindre le pouvoir et de s'adosser à la toute-puissance d'un appareil d'État. Ils se trouvaient à l'époque davantage du côté du plateau du Larzac que dans les salons de l'Élysée. « L'artiste n'est pas au service de ceux qui commandent, mais de ceux qui subissent », rappela Albert Camus lorsqu'on lui remit le prix Nobel de littérature.

 

Le chaînon manquant

Ces réserves n'enlèvent rien à la légitimité d'une exposition consacrée à Claude Parent, d'autant qu'elle permet une vision globale sur une œuvre à laquelle on prêtait beaucoup, faute de l'avoir vue dans sa totalité. Elle interroge néanmoins le rapport de l'architecture française à son historiographie : jamais vraiment remise de l'échec du moderne que furent les Trente Glorieuses, n'assumant plus les réalisations typo-morphologiques produites en contre-feu, elle trouverait dans Claude Parent le chaînon manquant allant de Le Corbusier à Nouvel, elle disposerait enfin de cette figure flamboyante d'artiste maudit, héros ou démiurge qui lui faisait tant défaut.

Est-ce vraiment rendre justice à Claude Parent que de le transformer en bon grand-père de l'architecture française, mi-prophète, mi-général Gamelin, exhortant une énième fois ses troupes à partir à l'assaut de vagues et sempiternels conservatismes, ou à renouer avec l'oblique, dont il vante encore les mérites ? Ne prendrait-on pas au sérieux les architectes de cette époque ? Entre Branzi, qui explique sans rire dans une vidéo que l'architecture de Parent est « construite avec le fromage », et Virilio qui, dans la lignée de la New Babylon dessinée par Constant dans les années cinquante, trace des villes souterraines pour nomades perpétuels du XXIe siècle, nos aînés nous montrent qu'ils n'ont rien perdu de leur pouvoir déconnant. Pourquoi rester aussi rigide et accueillir leur œuvre en s'inclinant avec déférence, plutôt que les suivre dans ce qu'ils ont de meilleur, c'est-à-dire une certaine légèreté en architecture, pour partir de ce rire ironique qui fait vraiment trembler la société ?

 

Notes

1. Pierre Vago, Une vie intense, AAM, Bruxelles, 2000.

2. Pierre Dufau, Un architecte qui voulait être architecte, Londreys, 1989.

3. Voir Rémi Guinard, « Films : Claude Parent, un homme d'images ? », Archiscopie n° 91, janvier 2009.

4. Rassemblement d'une quinzaine d'architectes, dont Yves Lion, François Leclercq, Christian de Portzamparc, Claude Vasconi. L'association 75021 avait publié un « appel pour une métropole nommée Paris ».

5. Citons pour mémoire l'église Stella Mattutina à Saint-Cloud par A. Bourbonnais, l'église Saint-Jean à Grenoble (Blanc architecte), le centre paroissial Jean-XXIII à Saint-Quentin par l'architecte Zimbacca, ou encore Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Clermont-Ferrand, dessinée par Faye et Tournaire.

6. Voir Béatrice Simonot, Le Fou de la diagonale, Claude Parent, architecte, Actes Sud, 2008.

 

> Exposition : « Claude Parent, l'œuvre construite, l'œuvre graphique », présentée à la Cité de l'architecture et du patrimoine jusqu'au 2 mai 2010. Catalogue aux éditions HYX/Cité de l'architecture, 45 euros.

À l'occasion de l'exposition, une série de projections auront lieu les 13 mars et 24 avril 2010 : on pourra notamment y voir « Les Gauloises bleues », film dans lequel Parent fait une apparition. Pour plus d'informations, se reporter au site de la Cité de l'architecture : <www.citechaillot.fr>

 

Exergues

« Le XXIe siècle a dix ans déjà, et l'architecture française n'a toujours pas pris l'oblique. »

L'œuvre de Claude Parent, c'est Claude Parent.

Sa force, c'est d'avoir toujours su produire des signes de la contestation sans vraiment y prendre part.

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