Contre la surconsommation de béton, la structure comme performance. Entretien avec Colin Reynier et Léonard Lassagne (2/7)

Rédigé par Karine DANA
Publié le 03/05/2022

Logements et commerces, Chapelle International, architectes DATA et ANAU. Tour H1 : structure béton et façade porteuse en béton

Dossier réalisé par Karine DANA
Dossier publié dans le d'A n°298

En dénonçant le mode de production courant des majors du BTP qui génère des constructions ultra-standardisées, dont le modèle de rentabilité appelle une surconsommation de béton, l’agence Data explique combien il est aujourd’hui fondamental de revenir à l’essence même d’une construction : l’optimisation structurelle. 

D’a : Quel est votre regard sur le débat actuel concernant le matériau béton ?

Colin Reynier : Il cache une autre question bien plus large et plus insidieuse qui concerne le béton, bien sûr, mais pourrait dans le futur, pourquoi pas, tout aussi bien concerner le bois : il s’agit de la standardisation, de la surexploitation et de l’optimisation extrêmes des modes de construction courants. Les majors du BTP sont arrivées à un tel stade de perfectionnement de leurs outils de production que l’on fabrique des immeubles d’une rigidité totale, tout en béton, façades, refends, planchers, et qui sont impossibles à transformer. Il fallait arrêter ça, et la situation transitionnelle actuelle, associée aux nouvelles directives liées aux urgences climatiques, offre l’occasion rare de remettre en question ce modèle de standardisation lourde. 

Léonard Lassagne : Au cours de ces dernières décennies, on ne se posait guère de questions sur ce mode constructif si pratique et si pérenne. Dominait alors un modèle unique de construction de masse, industriel, avec ses outils, ses moyens technologiques et humains optimisés. Comme il n’y avait peu ou pas de pression quant à l’impact environnemental des constructions, ce système a perduré. La situation actuelle constitue une opportunité incroyable de bousculer ce qui était jusqu’alors une manière de faire et de construire que l’on croyait immuable, pour revenir enfin à une pensée du constructif. 

Il faut se rendre compte que les majors ont développé un redoutable outil industriel de production de masse, calibré pour construire en remplissant des énormes banches sans se soucier aucunement de la pertinence et de l’efficacité constructive du résultat produit, notamment pour les évolutions d’usages possibles dans le temps. Ce qui est frappant, c’est qu’il leur revient moins cher de construire de cette manière-là, c’est-à-dire en dépensant abondamment de la matière et des ressources précieuses, que de réaliser des squelettes optimisés en poteaux dalles, par exemple. Car il s’agit là de deux approches bien dis- tinctes... 

Je pense que l’on a perdu l’essence de la construction béton. Et c’est l’optimisation économique des outils de production qui a tué tout propos sur l’optimisation de la matière et de la structure, laquelle devrait pourtant être centrale quand on évoque l’impact carbone. Cela nie même l’histoire de l’architecture moderne avec l’avènement des structures et façades légères, de l’acier, du plan libre... Et si la liberté du plan devient une condition nécessaire pour assurer l’évolutivité et la capacité d’adaptation au changement de tout bâtiment, alors il faut la poser comme préalable pour tout projet. 

Le recours au système de façade porteuse en béton, faiblement percée, et la systématisation de murs de refend intérieurs nient les extraordinaires capacités structurelles du matériau et constituent une aberration écologique en ce qu’ils consomment une quantité infinie de ressources et installent par leur tragique rigidité les conditions de leur propre obsolescence.

C. R. : Cette situation d’hyper-standardisation va de pair avec les questions que se posent aujourd’hui l’industrie de la construction : se passer de la main de l’homme sur les chantiers. En effet, plus les machines y sont présentes, plus elles construisent, moins il y a de personnes. Cette situation permet de maximiser la rentabilité et de faire disparaître les imprévus, les aspérités. Il en résulte que l’on construit des bâtiments en dépensant une énergie incroyable. Mais pour arriver à cette fin, il faut des machines de plus en plus grosses, de plus en plus puissantes qui élèvent des bâtiments de plus en plus en imposants. La grue est un outil qui permet de tout faire : déplacer des tonnes de matériaux à plusieurs dizaines de mètres de hauteur sans aucune difficulté et sans se poser aucune question. Cela dit, le prix du litre de pétrole porté à 2 euros va peut-être contribuer à réinterroger ce modèle de rentabilité. L’aboutissement de cette logique est l’impression 3D de maisons individuelles qui ne nécessitent même plus d’ouvriers : la standardisation absolue. Sur certains chantiers, on se rend compte qu’il n’y a déjà presque plus d’ouvriers. En revanche, il y a beaucoup de monde en réunion... Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est finalement l’outil de production qui détermine le prix de la construction et non plus le projet en lui-même. Or, ces outils sont réglés et optimisés pour construire large, lourd, plein... et en béton. Dès que l’on s’extrait de ce process, les coûts deviennent beaucoup plus élevés. Si on arrivait à faire maigrir tout ce système en utilisant les matériaux pour ce qu’ils permettent et non pas seulement pour leur capacité à servir une idéologie de rentabilité et de profit si on refaisait confiance à la main de l’homme, on arriverait à une autre manière de construire. On ne peut que constater à quel point l’hyper-standardisation a pris le dessus sur tout, au-delà même de l’architecture. Je pense à l’agroalimentaire, à l’automobile, à l’industrie du cinéma, etc. Dans la construction, cela se traduit par la disparition progressive des techniques de construction, des détails, des savoir-faire et, progressivement, des espaces eux-mêmes comme les balcons, les terrasses ou les cuisines. 

L. L. : En faisant reposer le mode constructif sur la rapidité, la productivité et la rentabilité, la filière béton a complètement asséché les savoir-faire. Sur les chantiers, il n’y a plus vraiment de maçons ou de coffreurs, mais des personnes peu qualifiées qui coulent du béton dans des banches. Et malgré la situation d’urgence que l’on connaît, on persiste dans la voie de la sur-consommation et de la vitesse. Au final, il est fort à parier que tous les modes de production seront un peu plus vertueux, mais que rien n’aura changé dans le mode de faire : on continuera à produire en masse et de mauvaise qualité. Ne soyons pas naïfs ! 

C. R. : Les conséquences de cette situation sur le second œuvre sont également à regarder de près. En effet, le pendant de cette manière standard et massive de construire en béton, c’est la feuille de Placoplatre. Cela obéit à la logique de la mauvaise construction. C’est le matériau qui répond à la médiocrité. Tu construis mal, tu plaques, tu bouches, tu repeins, et c’est fini ! 

L. L. : Oui, c’est le paroxysme du corps creux. Cette réponse est inséparable de toute mauvaise construction.

 

D’a : Qu’est-ce que l’intelligence constructive, pour DATA ?

C. R. : À travers tous nos projets, nous essayons de libérer les espaces en utilisant le moins de matière possible et de fixer ce qui est suffisant, nécessaire. 

Les bâtiments méritent aujourd’hui de faire l’objet d’une analyse plus approfondie fondée sur la construction et non plus uniquement sur l’image. Or, pendant longtemps, on a cantonné les architectes à la production des images et des concepts... La question du construire, de la ressource, du choix des matériaux nous intéresse énormément. Mais elle n’est plus centrale depuis longtemps. Si les débats actuels générés par la nouvelle réglementation et l’urgence climatique nous permettent de relancer cette question-là, alors je pense que nous avons une vraie opportunité d’améliorer nos constructions. 

L. L. : Dès lors qu’il y a une intelligence constructive, il est possible de bâtir avec tous les matériaux. Au-delà de tout dogme, le bois, au même titre que le métal, nous intéresse beaucoup. En milieu constitué, assembler des éléments bois présente un réel intérêt dans la manière de construire, de porter quasiment la matière à la main, d’approvisionner, d’entrer dans des logiques de préfabrication et d’assemblage. Même si les contraintes de feu demeurent entières, ce mode constructif est très pertinent sur une hauteur relative. Il faut simplement entendre que le bois a des capacités différentes de celles du béton. Or, aujourd’hui, même avec la structure en béton armé la plus optimisée possible, rationnelle et efficace, il est difficile d’atteindre dans le cas d’une construction neuve les niveaux performentiels requis par le bilan carbone et l’analyse du cycle de vie de l’opération. À la fois à tort et à raison, le béton est pénalisé. Mais on ne challengera pas le béton avec des ressources qu’on n’a pas. Il faut juste utiliser le béton à bon escient. 

On ne peut que constater combien les architectes ont été absents de ce débat lié à l’évolution de la réglementation qui s’est joué entre les lobbies, les industriels et les politiques. Tout s’est décidé sans nous. 

C. R. : Peut-être, mais les dogmes de la réglementation font bouger les industriels et les entreprises, sinon, la production de masse resterait la même. La situation actuelle nous encourage aujourd’hui à réfléchir à l’hybridation des systèmes. C’est très intéressant, et c’est une phase incontournable pour changer de paradigme et de manière d’envisager les manières de construire. Au sein de l’agence, nous aimons assembler des éléments, et cela quels que soient les matériaux. 

L. L. : Nous défendons une rationalité constructive, n’ayons pas peur des mots. Le bon matériau au bon endroit par rapport aux ressources disponibles et à l’approvisionnement, et une structure adaptée aux usages élémentaires. C’est ce raisonnement-là que nous avons toujours en tête. Et même si le béton a des qualités indéniables, on peut compenser ses faiblesses en matière d’impact carbone par d’autres matériaux, en imaginant des systèmes mixtes, notamment. 

C. R. : Pour chaque projet, il faudrait pouvoir se demander de quoi on dispose autour de nous, quelles sont les contraintes propres au site, quel matériau il est pertinent de réutiliser, d’employer, etc. Des questions finalement élémentaires... Mais aujourd’hui, qui s’intéresse vraiment à la manière de construire ? Qui se sent concerné par les savoir-faire ? Qui s’intéresse aux batailles du bien-construire, aux détails, aux ouvrants, à la qualité des espaces ? J’ai comme un doute sur la place qu’il nous reste dans le monde de l’industrie de la construction... 

J’ai l’impression qu’il faut toujours construire plus vite, moins cher, mais, parallèlement, nos logements sont devenus inabordables et de plus en plus petits... Avec toutes ces questions environnementales émergentes, j’ai espoir d’arriver au bout d’un système et de commencer un chapitre qui permettrait de regarder vraiment les choses autrement. 

L. L. : Au-delà de la question de l’impact carbone du béton se pose celle de la satisfaction et du plaisir que l’on peut tirer de notre métier... Notre génération n’est pas née dans la croyance et la foi en des jours meilleurs à venir. Jusqu’à quel point peut-on rester optimistes ? 

 

D’a : Quelles sont les difficultés liées au fait d’hybrider les matériaux dans la pensée actuelle d’un projet ?

C. R. : Les entreprises sont aujourd’hui ultra-spécialisées. Elles ont leur propre mode de production et ne communiquent pas entre elles. Cet « entre », cette hybridité des matériaux au regard du système normatif, reste flou. 

Il est évident que l’hybridation complique les chantiers, car elle multiplie les interfaces avec des corps d’état qui ne sont pas les mêmes, avec des entreprises qui ont du mal à se parler et qui travaillent très différemment. 

Avant le retour du bois, il y avait déjà des problèmes d’interface entre les entreprises béton et les charpentiers métalliques. Ça donnait lieu à un nombre de sketches incroyables !

Aujourd’hui, la complexité liée à l’hybridation des matériaux conduit à intervenir sur des constructions en « mille feuilles ». Cela implique que tout le monde se rencontre à divers carrefours ; et c’est difficile ! Alors que l’on aurait tendance à dire qu’il faudrait revenir à des choses plus simples, plus élémentaires, le contexte actuel nous pousse à construire des bâtiments de plus en plus complexes ! Au lieu d’essayer de combiner les matériaux entre eux en les utilisant pour leurs capacités propres et en réinterrogeant les modes de calcul et les normes, on ajoute des couches et des couches de matières pour faire entrer la construction dans un cadre réglementaire des années 1980.

L.L.: L’été dernier à Paris , il y a eu un sacré bouleversement provenant de la préfecture de police (PP), qui a édité une « doctrine pour la construction des immeubles en matériaux biosourcés et combustibles », au premier titre duquel le bois, évidemment. Ce texte, notamment rédigé par la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, le laboratoire central de la PP et le service des architectes de sécurité, impose désormais un ensemble de mesures complémentaires nouvelles et très contraignantes pour la construction en ossature bois, en particulier pour les constructions en hauteur (encoffrement des structures, sprinklage, C+D en façade même pour des établissements classés en Code du travail...). Ce nouveau cadre restrictif, et dont je ne discute pas le bien-fondé, va totalement à rebours des politiques de développement du bois. 

Il faut remettre la structure au centre du jeu et de toutes les réflexions. Or, c’est l’élément irréductible d’une construction. C’est celui qui guide une grande partie des conditions spatiales et de l’évolution d’un bâtiment dans le temps. À partir du moment où cela redevient important, que l’on construise en béton ou en bois, c’est intéressant. Certes, il y a encore beaucoup trop de matière et de matériaux, beaucoup de couches, notamment liées au fait qu’il n’y a plus de masse, mais il faut laisser les choses s’installer. Pour l’instant, les problèmes sont reportés sur le second œuvre, qui est de plus en plus surchargé. Beaucoup de progrès sont à opérer en ce sens.

C. R. : Et la question posée derrière tout cela est : quel héritage veut-on transmettre ? Sachant que tout bâtiment sera très probablement tôt ou tard transformé... Cela fait partie du renouvellement de la ville et cela a toujours existé. Il est quand même surprenant de constater qu’il y a certains bâtiments des années 1990 dont on ne peut rien faire tant ils sont rigides. 

Même leur démolition est un défi.

La question de la temporalité en architecture devient centrale, tout comme celle de l’obsolescence. Il est certain que ce qui est immuable renvoie à la structure primaire. Il faut donc revenir à cette question fondamentale, intrinsèquement liée à celle de la permanence et de la ville. Il faut dépasser l’instantané et revenir à la question des matériaux pour les utiliser dans leurs capacités primaires et pour ce qu’ils sont vraiment, et non pas tels qu’on les a exploités à outrance. Si l’on s’oriente vers le tout-bois pour tous les types de constructions sans aucune réflexion sur le matériau et ses capacités, on va vite s’apercevoir qu’on en abusera, et que nous le surconsommons. Il est possible, tout comme pour le béton, qu’on arrive à construire des hérésies.

 

D’a : Le problème, pour toute la chaîne de production comme de conception, est de penser les matériaux ensemble, en amont...

C. R. : Il s’agit pour nous d’une vraie direction. Et cette impulsion ne peut venir que des architectes. Plutôt que de pointer du doigt un matériau, on devrait reconsidérer la manière de concevoir les bâtiments, l’utilisation que l’on fait de tous les matériaux, requestionner la totalité de la chaîne de production et réfléchir au cas par cas. Les questions environnementales doivent être abordées comme une donnée d’entrée, obligatoire au même titre que le constructif et non pas comme un sujet analysé a posteriori, comme c’est trop souvent le cas. 

L. L. : Peut-être alors va-t-on recommencer à dessiner des coupes, à accepter d’avoir des bâtiments plus épais afin de récupérer de la masse et de l’inertie, ce qui présente des qualités potentielles d’usage très intéressantes. 

Nous sommes capables en tant qu’architectes d’ouvrir les yeux à un certain nombre de personnes. Il va y avoir de nouvelles évidences. Alors on va arrêter de démolir comme des ânes et essayer de transformer autant que possible. La nouveauté, c’est déjà de se poser la question. Il y a cinq ans, on ne le faisait même pas, la plupart du temps. 

C. R. : Nous devons être aujourd’hui dans l’analyse très précise de ce dont on dispose et apporter des réponses très spécifiques. Cette hyper-standardisation doit être requestionnée à tous les niveaux. On doit pouvoir construire suivant des hauteurs sous plafond et des épaisseurs variables. Il faut montrer que cette variété est très intéressante pour l’espace de vie. Nous sommes malheureusement sortis de cette logique de fond qui consiste à construire des bâtiments « habités », réalisés par des humains pour des humains, pour se contenter d’écouler des produits de marché. 

On en est quand même arrivés à penser que le fait concevoir des espaces extérieurs dans un logement était une innovation !

Du point de vue du constructif mais aussi de la morphologie urbaine, de nouvelles questions élémentaires se posent et nous n’avons aucune certitude pour y répondre. Doit-on construire des bâtiments épais à cour intérieure ? Doit-on construire massif pour avoir de l’inertie mais en consommant plus de matière ? Ou alors léger en reportant la question de la performance sur l’enveloppe ? Opter pour des façades porteuses mais difficiles à transformer ou à changer ? Opter pour des façades légères et remplaçables qui peuvent générer du déchet au bout de cinquante ans ? A-t- on besoin de libérer tous les espaces ? À partir de quel moment considère-t-on que les dimensions sont bonnes ? Doit- on construire le plus léger avec le moins de matière possible ou se préparer au climat de Séville à Paris d’ici quelques années ? Faut-il dès maintenant investir du C02 pour se dispenser de le faire dans cinquante ans ? 

 

D’a : Pensez-vous que l’habitant puisse être un nouvel acteur de poids dans la chaîne de production ?

C. R. : Ça serait super ! Mais les gens sont-ils prêts à attendre un peu plus pour avoir un peu mieux ? Le travail à la main, les savoir-faire ne devraient-ils pas aujourd’hui être reconsidérés ? Toutes ces questions sont sur la table. Tout le monde doit se rendre compte qu’une architecture , avec de la lumière naturelle, un balcon, des espaces agréables, est un gage d’amélioration important de la qualité de vie. Mais, finalement, qui est prêt à investir là-dedans ? Je ne sais pas... Les gens ont beaucoup d’autres préoccupations, actuellement. L’architecture n’est pas perçue comme un bien essentiel. Notre travail est de porter des convictions de qualité tous les jours pour encourager à faire mieux et permettre aux gens d’habiter et de vivre mieux. 

L. L. : La question du matériau est devenue l’arme massive du capitalisme. Et à plus forte raison un matériau à couler comme le béton. Que rêver de mieux ?! On peut le déverser sur des kilomètres, comme de la pâte à cookies ou à madeleines. Et en plus, ça sèche à l’air ! C’est la même découverte que le pétrole...

Le béton a des qualités plastiques extraordinaires. Une fois armé, il résout avec aisance la question de la gravité et de la portée, car il excelle à la fois en compression et en traction, il résiste au feu et il est étanche. Son seul défaut actuel est son impact carbone : il faut beaucoup d’énergie pour produire le ciment et l’acier nécessaire pour l’armer. Il consomme aussi beaucoup de ressources (sable, granulats). Les industriels du secteur vont certainement améliorer ça, ils sont de toute façon au pied du mur, mais peut-on espérer que cette frénésie à l’utiliser en surabondance va disparaître ? Pour notre part, nous continuerons à articuler, assembler, alléger, hybrider, optimiser la matière et nous persisterons, à notre modeste échelle, à tâcher de démontrer que le béton peut être utilisé de manière pertinente et aussi durable.

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