Entretien avec Michèle Laruë-Charlus : « Une biennale pour parler de façon détournée de sujets complexes »

Rédigé par Cyrille VÉRAN
Publié le 23/11/2017

Dossier réalisé par Cyrille VÉRAN
Dossier publié dans le d'A n°258

Depuis la petite édition « bricolée » en 2004, Agora a bien grandi et a trouvé sa place dans l’échiquier des biennales d’architecture et d’urbanisme, qui essaiment en France comme à l’étranger. Son identité à elle, ce sont les questionnements sur la ville, et le lien particulier qu’elle a su nouer avec son public.

À l’origine de sa création, Michèle Laruë-Charlus, directeur général de l’aménagement de Bordeaux métropole et délégué général d’Agora, revient sur ses fondements, sur son impact dans les processus de décision liés à l’aménagement de la métropole bordelaise, et sur l’édition 2017 consacrée au thème du paysage.

D’a : Par les nombreux débats organisés lors de chaque édition, Agora se présente comme une plateforme de réflexion sur le développement des villes, et de Bordeaux en particulier. À quels besoins cette biennale voulait-elle répondre ?

Michèle Laruë-Charlus : Agora a été créée en 2004, au moment où la ville de Bordeaux était en plein chantier. La première ligne de tramway venait d’être livrée après quatre années de travaux permanents, et nous en étions au début de nos réflexions sur tous les sujets. Les débats publics qui ont nourri cette première biennale ont nettement infléchi notre façon de voir notre ville. L’aménagement des Bassins à flot, par exemple, lancé à cette époque, a été remis en cause suite aux contre-projets des étudiants de l’École d’architecture de Bordeaux et aux échanges avec les habitants, venus nombreux.

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