Maison bifamiliale à Schiltigheim - Ballast Architectes

Rédigé par NICOLAS BISENSANG, JULIA TOURNAIRE, BENJAMIN AUBRY, ERWAN BONDUELLE
Publié le 25/08/2020

Maison bifamiliale à Schiltigheim - Ballast Architectes

Dossier réalisé par NICOLAS BISENSANG, JULIA TOURNAIRE, BENJAMIN AUBRY, ERWAN BONDUELLE
Dossier publié dans le d'A n°283

Architectes : Ballast Architectes

Programme : réhabilitation et extension d’une maison

Type de MOA : deux familles pour une résidence principale

Surface SDP : 410 m2

Coût de construction : 288 000 euros HT

Livraison : 2007

Construite bien avant la loi ALUR qui consacrera en 2014 dans les textes les démarches collectives d’habitat participatif et d’autopromotion, cette maison illustre un projet pionnier : celui de deux couples d’amis trentenaires – dont l’architecte lui-même. Ces derniers désiraient rendre tangible la notion d’habitat partagé et de vivre-ensemble tout en profitant de façon pragmatique des bénéfices de la mutualisation, tels que le financement. Aussi cette démarche, encore marginale en 2007, n’a pas été exempte de difficultés.

L’une des premières a été de trouver le lieu adéquat permettant de combler un désir de vieilles pierres et la possibilité d’une nouvelle construction pour en faire aussi une référence d’agence. Le choix s’est porté sur une maison à réhabiliter en cœur d’îlot dans un tissu de faubourg de l’agglomération de Strasbourg ; une maison à la fois trop grosse pour une famille et trop petite pour un promoteur. Après avoir repéré la maison, le travail de co-conception s’est réalisé dans une ambiance consensuelle et amicale. Le cahier des charges commun consistait à trouver l’implantation la plus judicieuse possible pour répondre à la préservation du jardin, à l’intimité de chaque famille, sans oublier les performances d’ensoleillement de chaque maison. L’idée de création d’une serre est vite apparue à cet ancien salarié des architectes Lacaton & Vassal. Son rôle sera double : celui de trait d’union (espace commun de convivialité et de chauffage passif) et celui de mise à distance entre les deux maisons. Cependant le plus dur restait à trouver un notaire capable de comprendre la démarche et de trouver le montage juridique adéquat, tout en rassurant les banques dans les demandes de financement.

Résultat : un projet de partage sans mélange. Chaque couple a contracté un prêt immobilier sur la base d’une copropriété et d’un règlement définissant clairement les parties privatives des parties communes et les règles d’usages de ces dernières, telle une chambre partagée pour les amis ou la serre-trait d’union. Depuis quinze ans, les deux familles cohabitent et sont toujours amies, preuve convaincante d’un projet réussi.

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