« Os Ossos da Arquitetura » : montrer ses os, pas ses muscles

Rédigé par Emmanuel CAILLE
Publié le 05/09/2019

Article paru dans le d'A n°274

En invitant sept jeunes équipes d’architectes et d’ingénieurs à confronter leurs préoccupations sur les questions architectoniques, le Garagem Sul1 parvient à témoigner de l’émergence d’une nouvelle génération européenne pour laquelle les problèmes structurels sont intimement mêlés aux enjeux politiques. Une manière de rectifier à deux signes prêts la relation entre les trois ordres vitruviens : firmitas + utilitas = venustas.

1. L’exposition « Os Ossos da Arquitetura » s’est terminé le 15 septembre 2019. « Agricultura e Arquitetura: Do Lado do Campo » (soit « Agriculture et architecture : du côté de la ferme »), imaginée par Sébastien Marot, commencera le 3 octobre 2019 pour la Triennale d’architecture de Lisbonne.

Sur les rives du Tage, à deux pas du monastère des Hiéronymites et de la tour de Belém, mais aussi du musée des Carrosses de Paulo Mendes da Rocha et du nouveau musée d’Art, d’Architecture et de Technologie d’Amanda Levete, se dresse un autre monument architectural : tout droit sorti d’un dessin des années 1980 de la revue Casabella, le Centre culturel de Belém a été conçu par Vittorio Gregotti et Manuel Salgado entre 1988 et 1992. Dans ses sous-sols, plus précisément son garage sud, se trouve l’un des plus intéressants lieux culturels européens dédié à l’architecture, une sorte d’arc en rêve lisboète, le bien nommé Gargem Sul. Il est animé depuis 2012 par l’éditeur et architecte André Tavares qui était cette année le président du jury du premier Prix d’architectures. Sa programmation estivale s’est ouverte en juin par un colloque autour de l’exposition « Os Ossos da Arquitetura » (Les os de l’architecture). L’idée de son commissaire Mario Rinke n’est pas tant de montrer l’importance de la question structurelle dans l’architecture, quoique cette évidence mérite régulièrement d’être réaffirmée, mais de confronter la production de jeunes ateliers européens dans leur rapport à cette question et de voir dans quelle mesure on peut y déceler des enjeux communs.(...)

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