Depuis dix ans, l’agence de Jean-Christophe Quinton dessine des projets. Peu sont réalisés, mais tous permettent d’évaluer le potentiel d’une culture particulière de la réalisation, porteuse d’ambitions pour l’architecture. Les autres, restés des rêves de papier, suggèrent des images étranges, amorces de routes intrigantes s’ouvrant à la discipline.
Alignées sur un mur de l’atelier de Jean-Christophe Quinton, de superbes maquettes en bois forment une collection empruntant à l’archéologie son savant bric-à-brac de découvertes et d’énigmes. On pense à la maison de John Soane, voire à l’empilement d’inventions technologiques, glorieuses ou sans lendemain, exposées dans les galeries du musée des Arts et Métiers, à deux pas du bureau de l’architecte. Pourtant, ces fragments d’architectures n’ont pas été exhumés lors de campagnes de fouille à Paestum ou dans les greniers d’un professeur Nimbus.



