d'architectures
Le magazine de la création architecturale
La vocation
fonctionnelle de l’aménagement des lieux publics témoigne sans
artifice des évolutions du mode de vie et des comportements. On
demande beaucoup à cet espace pour tous : il doit créer du
lien, du partage et cette inévitable convivialité après laquelle
tout le monde semble courir. Tous les mobiliers ne peuvent rien à
eux tout seul, mais ils peuvent activement participer à la réussite
d’une ambiance urbaine. Tous ses usages offrent de nouvelles
opportunités de redéfinir les typologies d’implantation des
mobiliers et de l’éclairage. La végétalisation des espaces, la
modularité de l’éclairement et un mobilier à usage multiples
sont les grandes tendances de cette année. Le citadin, de plus en
plus nomade, contribue à modifier cet espace public qui s’affirme comme un lieu de vie, de travail, de flux ou les connexions se développent.
Aérogares, gares, lieux culturels, stades, centres commerciaux, écoles, crèches, milieux hospitaliers, campings, établissements pénitentiaires sont des espaces ou l’investissement des équipements sanitaires doit répondre à une utilisation intensive, sur le long terme et respecter une réglementation de plus en plus contraignante. Les attentes majeures sont l’hygiène, la sécurité, l’extrême résistance, l’économie d’eau et d’énergie, l’accessibilité, des coûts réduits et des mises en œuvre universelles. Par ailleurs ils ne doivent pas faire oublier l’esthétique pour un (...)
Décomplexé, le béton s’affirme dans les espaces intérieurs et propose une esthétique forte, homogène et monobloc. D’aspect brut de décoffrage ou bien très décoratif, il vient habiller murs, mobiliers, sols et plafonds. Les nouvelles formulations de type BFUP ont permis de l’alléger avec une finesse de parements impressionnants, tout en gardant une résistance exceptionnelle. Sous forme de panneaux composites en béton-mousse, bois-ciment ou ciment-cellulose, les systèmes de mise en œuvre sont semblables à ceux des panneaux bois. Grâce aux (...)
Banni des intérieurs par un modernisme flirtant aux limites du puritanisme architectural prescrivant des surfaces blanches immaculées, le décor n’a pas bonne presse. Opposé à une grande architecture pensée autour de la structure et de l’enveloppe, le terme « décoratif » est associé au futile, au superflu, voire au luxe et à ses excès. La séparation de ces deux champs n’a pas toujours été la règle, et même les architectes modernes les plus farouchement opposés à l’ornement et au décor ne se privaient pas de l’utiliser – en témoignent les intérieurs de la villa Müller d’Adolf Loos à Prague. Le déploiement d’un décor reste fondamental dans des secteurs comme l’hôtellerie.