Les rencontres internationales de la photographie, ce sont 43 expositions, une dizaine de lieux. Les grands noms (Walker Evans et Stephen Shore) y voisinent avec les nouveaux talents, les pratiques les plus actuelles avec d'autres plus anciennes, donnant à voir les supports les plus divers, du livre au magazine en passant par la pochette de vinyle. L'architecture est l'une des grandes thématiques de cette 46e édition. Elle est explorée à travers une multitude de projets. Les photos du Las Vegas de la fin des années 1960 prises par Denise Scott Brown et ses étudiants pour étayer l'essai théorique qu'elle allait publier avec Robert Venturi (Learning from Las Vegas, 1972), répondent aux néons des motels et des restaurants jalonnant les routes photographiés par Toon Michiels pendant les années 1970. Olivier Cablat, lui, réactive le concept du « duck » diffusé par Venturi et Scott Brown en proposant une étude généalogique du canard et de son évolution vers des formes mobiles. Il y a aussi ces cathédrales européennes monumentales répertoriées par l'Allemand Markus Brunetti. À première vue, de la photographie documentaire pure. Sauf qu'elles ont été réalisées à partir de milliers d'images retravaillées à l'ordinateur.
Jusqu'au 20 septembre 2015











