Copyright : ©Stéphane CHALMEAU


Maîtres d'ouvrages : Réalités Promotion
Maîtres d'oeuvres :  Sandra Planchez/SPLAAR (architecte) 
BET : CE Ingénierie (structures) ; Fondasol (études géotechniques) ; SAS Inex (fluides, thermique, environnement) ; Icofluides (acoustique) ; La Terre Ferme (paysage) : Bureau Michel Forgue (économie) 
Entreprises : Cardinal (terrassement, gros oeuvre, charpente) ; Gaël Forgeau (couverture, bardage) ; Aluval (menuiseries extérieures, protections solaires) ; Delta Sud (façades briques) ; Blot (espaces verts) 
Surfaces SDP : 642 m2 (commerces) + 1 958 m2 (bureaux) + 2 306 m2 (logements) 
Coût : 6,7 millions d’euros HT 
Calendrier : concours, février 2014 ; livraison, 2017

Réalisé par Sandra Planchez au coeur du Quartier de la création de l’Île de Nantes, ce projet mise sur la mixité sociale et programmatique. Logements, bureaux et activités se répartissent dans deux bâtiments coiffés de grandes terrasses partagées. Ou comment une idée généreuse, même en promotion privée, peut parfois aboutir. 


Alors que la Samoa (Société d’aménagement de la Métropole Ouest Atlantique) a désigné Jacqueline Osty et Claire Schorter pour poursuivre la transformation de l’Île de Nantes, les livraisons et les chantiers s’enchaînent à bon rythme dans le Quartier de la création. Entre l’École d’architecture de Lacaton-Vassal et l’École des beaux-arts de Franklin Azzi, Sandra Planchez (SPLAAR) vient de terminer une opération mixte mêlant logements sociaux, en accession, bureaux et commerces/activités. Le programme est réparti en deux bâtiments distincts mais unis par le choix de la brique noire. Le premier superpose trois niveaux de commerces/bureaux et cinq maisons en toiture ; le second à R + 7 est principalement dédié aux logements, excepté au rez-de-chaussée et au R +1. Le tour de force de cette opération réside dans les terrasses partagées créées dans les deux bâtiments. « La durabilité de la ville, c’est aussi la durabilité des relations humaines. Cela passe par des espaces extérieurs généreux aménagés pour tout le monde », explique Sandra Planchez, qui n’a pas ménagé sa peine pour utiliser au mieux la marge de manoeuvre toujours plus faible que les promoteurs laissent aux architectes. « Ici, le promoteur a joué le jeu et la Samoa nous a soutenus, ce n’est pas toujours le cas ! » Au septième étage, la terrasse du bâtiment haut est conçue comme une grande pièce de plein air autour des usages du quotidien (jardin potager, jeux pour enfants, tables et chaises…). Celle située au-dessus des bureaux peut quant à elle recevoir différents événements durant la semaine, tout comme elle peut être utilisée le week-end par les habitants des maisons sur le toit. Si la mixité est programmatique, elle est aussi sociale : logements sociaux et en accession locale cohabitent, avec cage d’escalier commune, point suffisamment rare pour être précisé. « Ce programme, conclut Sandra Planchez, souhaite faire la démonstration qu’il est bel et bien possible de vivre ensemble et de mutualiser certains usages. » À Nantes, comme ailleurs. 

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