Copyright : ©Luc BOEGLY

FICHE TECHNIQUE :

 

Programme : restauration, réutilisation et extension de l'abbaye d'Ardenne
Adresse : Abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-La-Blanche-Herbe
Maîtrise d’ouvrage : Région Normandie
Maîtrise d’oeuvreOPUS 5 Architectes
Bruno Decaris, Agnès Pontremoli
BET Structure : Batiserf
BET Fluides : L. Choulet
Economiste : Forgue
Mission : de base

 

 

Tranche 1 : Normandy scholar program : cours et hébergements pour étudiants américains


Surface : 2 900 m²
Coût : 4 M€ HT

 

Tranche 2 : installation de l'IMEC, bibliothèque archives colloques


Surface : 5 400 m²
Coût : 11,5 M€ HT

 

Tranche 3 : accueil du public, salle d'exposition


Surface : 800 m² SHON
Coût : 2,1 M€ HT

Agnès Pontremoli, Bruno Decaris et Pierre Tisserand de l’agence OPUS 5 livrent la troisième et dernière phase de la réhabilitation de l’Abbaye d’Ardenne.

Pour clore un investissement de près de 25 ans sur le site, les anciennes écuries de cette abbaye gothique accueillent désormais une salle d’exposition.

 

L'abbaye

 

L’abbaye d’Ardenne est l'une des trois grandes abbayes Prémontré de Normandie. Les bâtiments des XIIIe et XVIIIe siècle de grande qualité et désaffectés depuis la Révolution française ont été rachetés par le Conseil régional, qui les a restaurés et aménagés pour recevoir l’Institut Mémoires de l’Edition Contemporaines (IMEC). 
Cette église semi-ruinée et bombardée en 1944 a d'abord subi une lourde restauration. Puis le projet d'aménagement s'est bâti à partir d'enjeux essentiels : pour le monument, lui rendre vie en le réoccupant et le magnifier par son utilisation nouvelle, et pour le programme, exprimer la force et la présence de son contenu, ainsi qu'une vision unitaire des collections tout en privilégiant le confort du lecteur.

 

La réhabilitation de l’abbaye d’Ardenne, ensemble cohérent où se côtoient pourtant des édifices d’époques différentes, s’est voulue inscrite dans l’ère du temps, et emblématique de la contemporanéité de l’institution qui l’occupe et lui confère un rôle culturel et intellectuel.
La dernière tranche de travaux de l’abbaye est destinée à l’accueil du public. Elle comprend la réhabilitation des anciennes écuries en salle d’exposition ainsi que la transformation de la porte de Bayeux.

 

La salle d'exposition

 

Écrin précieux habillé de panneaux clairs en bouleau lasuré, la salle d’exposition renferme tous les accessoires nécessaires à la présentation des œuvres. Son raffinement intérieur contraste avec le bâtiment agricole qui l’abrite, simple parallélépipède de moellons percé de façon aléatoire. Sa valeur procède de cette opposition.
Le bois utilisé rappelle l’intervention effectuée précédemment sur l’église abbatiale et offre une continuité dans les réalisations d'aujourd’hui.

 

L'accueil du public

 

La tranche de travaux récemment livrée comprend également la restauration de la porte de Bayeux, porte charretière du XIIe siècle et entrée occidentale de l’abbaye, elle permet aujourd'hui l'accueil du public.

Ancien passage à l'air libre, l’espace intérieur de la porte de Bayeux est aujourd'hui détourné en lieu d’accueil clos. Malgré ce changement de statut, la construction médiévale demeure intacte dans son nouvel état. Les ouvertures ont été fermées par des vitrages cernés de « cadres-tunnels » en acier rouille. Le mobilier, banque d’accueil et bancs, a été dessiné par les architectes.
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