À l’ENSA Versailles, la White Week 2026 explore la figure du monstre comme outil critique pour penser l’architecture depuis l’altérité, les marges et la transgression, en croisant recherche théorique, pratiques pédagogiques et formes narratives.
Commissariée par Léa Mosconi et Henri Bony, la White Week 2026 de l’ENSA Versailles, intitulée Ce que les monstres ont à nous dire, se tient du 26 au 30 janvier. La semaine interroge la manière dont la figure du monstre permet de déplacer les cadres de pensée de l’architecture, en abordant les questions de normes, de dysfonctionnements et de cohabitation dans un monde fragilisé.
Un cycle de conférences préparatoire réunit Alessandra Covini (Studio Ossidiana), Léa Hobson, Emanuele Coccia et Marie Darrieussecq, ouvrant le débat à des approches architecturales, philosophiques et littéraires.
La White Week débute par un colloque, conçu comme un Parlement des monstres, avec les interventions de Le peuple qui manque (Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros), Catherine Rannou, Marion Howa, Jacques-Marie Ligot, Emmanuelle Raoul-Duval, 127 af et Milena Charbit.
Cinq ateliers, encadrés par Can Onaner & Mathilde Sari, Margaux Darrieus & Mostro (Louis Fioleau et Hugo Forté), Mathias Rollot & Lou-Poko Savadogo, Manon Recordon & Adélie Collard, Joachim Lepastier & Georgi Stanishev, mobilisent le film comme outil commun de recherche et de restitution. Les travaux donnent lieu à une installation évolutive dans la nef de l’école, composée d’images, de textes et de fragments de décors.
La semaine se conclut par la projection des cinq films, au cœur de l’installation. Un ouvrage, publié aux éditions 205, prolonge la réflexion en rassemblant les contributions des intervenants.


© photos : Alessandra Covini, Léa Hobson et Emmanuele Coccia
ENSA Versailles | 5 Av. de Sceaux, 78000 Versailles
Du 26 au 30 janvier 2026
Projection des films : vendredi 30 janvier à 17h, dans la nef