À peine ai-je mis un pied dans
l’agence qu’Édouard François m’entraîne déjà pour voir et toucher ses dernières
réalisations en matière de design : une lampe dont le pied est une hache
pour mieux se planter dans les commodes Louis XVI, des chandeliers pouvant
se clipser les uns aux autres et proliférer jusqu’à former un nuage de lumière…
Puis il me pousse devant l’écran de l’un de ses collaborateurs pour me montrer un
travail en cours : des bouquets de fleurs savamment piétinés puis photographiés
à très haute définition. Après ce court parcours initiatique il m’invite à
m’asseoir dans un vaste amphithéâtre rempli de maquettes de ses projets.
D’a : Pour quelles raisons avez-vous
entrepris des études d’architecture ?
Si je me suis engagé dans des études d’architecture, c’est probablement pour de mauvaises raisons. Mes parents voulaient que je fasse Polytechnique. J’ai fait maths sup, maths spé sans réfléchir et j’ai raté le concours d’entrée. Ma mère m’a ensuite poussé à m’orienter vers l’architecture, une discipline que je ne connaissais absolument pas et que je n’étais pas préparé à suivre après les études strictement scientifiques que j’avais suivies. (...)