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  • Archi & BD, la ville dessinée

    Le catalogue de l’exposition phare de la Cité de l’architecture. La ville et l’architecture, territoire fantasmagorique des dessinateurs qui, à leur tour, font rêver les architectes.


    (lire d’a n° 192 de juin-juillet 2010)


    Archi & BD, la ville dessinée, Cité de l'architecture, 2010, 256 p., 39 euros.



  • Culture numérique et architecture

    Traité sur un bouleversement de société. Enseignant à Harvard, Antoine Picon synthétise brillamment dans ce livre notre techno-culture contemporaine dans le contexte des flux toujours changeants de la pratique architecturale.


    (lire d’a-Guide n° 193 de septembre 2010)


    Picon Antoine, Culture numérique et architecture, Birkhauser, 2010, 219 p., 39,90 euros.


  • De Stijl. 1917-1931

    Ce catalogue nous est parvenu à quelques minutes du bouclage du magazine, mais au regard de la magnifique exposition que nous venons à peine de découvrir au Centre Pompidou, certainement la plus belle consacrée à l’architecture en 2010, l’ouvrage s'impose comme une indispensable référence de tout architecte bibliophile.


    Migayrou Frédéric (dir.), De Stijl. 1919-1931, Éditions du Centre Pompidou, 2010, 320 p., 49,90 euros.


  • Edgar Martins, en quête d’ambiguïtés

    Rancière, Derrida, Koolhaas, et bien d’autres encore… De nombreux penseurs du monde contemporain sont à l’oeuvre dans le travail d’Edgar Martins, un philosophe qui a fait de la photographie un instrument à interroger la modernité.

  • Engagés ou « dégagés » ? Quel rôle pour les architectes-conseils de l'état ?

    Aujourd'hui, c'est à l'aménagement et à la réhabilitation de territoires ayant chacun leur gouvernance que se confrontent les architectes-conseils de l'État (ACE), nés à l'ère de la reconstruction, de l'aménagement des territoires et de la toute-puissance d'un État financeur et maître d'ouvrage. Dans ce contexte, où leur expertise comble bien des manques, ils entendent réaffirmer leur mission et la faire évoluer.
  • Immeuble de bureaux ou champ d’algues ? La tour biO2 de l’agence X-TU

    La recherche du bâtiment à énergie positive ne s'est guère traduite jusqu'à présent que par l'application tous azimuts de panneaux photovoltaïques. Système actuellement étu-dié par l'agence X-TU, BiO2 va plus loin et se propose d'appliquer des bioréacteurs sur l'enveloppe du bâtiment, afin de transformer la façade en « biofaçade ». Selon l'encyclopédie Wikipédia, « un bioréacteur est une unité technologique dans laquelle on multiplie des micro-organismes (levures, bactéries, champignons microscopiques, algues, cellules animales et végétales) tant pour la production de biomasse en soi que pour la production d'un métabolite ou encore la bioconversion d'une molécule d'intérêt. »
  • Learning from vernacular. Pour une nouvelle architecture vernaculaire

    À l’image des Venturi, qui nous ont montré comment apprendre de Las Vegas, Pierre Frey nous invite à tirer un enseignement de l’architecture vernaculaire. Dans Learning from Vernacular, le professeur en charge des Archives de la construction moderne (ACM) à l’École polytechnique fédérale de Lausanne propose de repenser la conception et la construction pour « bâtir dans une autre langue que celle de la modernité industrielle ». Dans une époque marquée par les crises financière et écologique, Pierre Frey imagine, pour sortir de l’impasse, des alternatives s’inspirant de l’architecture vernaculaire.

    En considérant le bâtiment comme un produit destiné à l’autoconsommation et non au marché (à l’inverse d’une marchandise, ce que les constructions semblent parfois devenir aujourd’hui), l’architecture vernaculaire permet de ne plus séparer l’idée du bâtiment et son édification. Elle privilégie le chantier et les savoir-faire. Pour l’auteur, la construction ne doit plus être la prérogative d’une caste de spécialistes. Patrick Bouchain, dans la préface de l’ouvrage, milite pour que les chantiers redeviennent « vernaculaires » pour « faire renaître l’ouvrier constructeur ». « La nouvelle architecture vernaculaire » qu’imagine Pierre Frey doit s’inspirer des exemples qui illustrent largement son texte et montrent la richesse des ACM. Les maquettes de cette collection avaient déjà fait l’objet de l’exposition « Learning from Vernacular » présentée de juin à août 2009 à Rossinière, en Suisse, et dont Pierre Frey était le commissaire (brève dans d’a-Guide n° 192).


    Frey Pierre, Learning from vernacular. Pour une nouvelle architecture vernaculaire, Éditions Actes Sud, 2010, 76 p., 36 euros.

  • Les nouveaux ghettos du Gotha — 2. Ensemble, tout devient possible

    Dans l'épisode précédent (d'a n° 195), nous avons dépeint les « dessous » ayant permis de relancer un grand palace parisien*. Mais il existe d'autres lieux et moments autour desquels le Gotha cultive son entre-soi. Comme les réunions hippiques ou les conseils d'administration, la culture et le patrimoine offrent tout un éventail d'alibis où le prestige de l'adresse et le cadre architectural servent le plus souvent de faire-valoir. Et quand l'art devient à la fois trophée philanthropique et objet de transaction, de spéculation et d'abattement fiscal, la communion des élites conjugue alors parfaitement l'utile et l'agréable : la beauté, le marché, le pouvoir, les honneurs et le respect !