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  • Le Louvre Abu Dhabi, un musée-miroir - Fenêtres et tapis lumineux de 8’18’’

    Pour éclairer le musée du Louvre Abu Dhabi, les Ateliers Jean Nouvel ont fait appel à 8’18’’. L’agence de concepteurs et plasticiens lumière est basée dans trois villes et deux continents. À Marseille, par Claire-Lise Bague, à Shanghai, par Georges Berne, et à Paris, par François Migeon et Rémy Cimadevilla, qui a répondu à nos questions.

  • Le Louvre Abu Dhabi, un musée-miroir - La lumière est une matière - Entretien avec Jean Nouvel

    Qu’est-ce qu’un musée universel dans un pays désertique ? Comment a été conçue cette réalisation hors normes ? Quels sont les points qui la rapprochent d’autres projets plus anciens ? Tels sont les thèmes abordés un après-midi d’automne avec Jean Nouvel dans les locaux d’Hala Wardé, son associée pour le Louvre d’Abu Dhabi.

  • Le Louvre Abu Dhabi, un musée-miroir - La quadrature du cercle en 7850 étoiles

    L’histoire architecturale des coupoles est intimement liée à celle de leur construction. On citera simplement les premiers voussoirs en béton du Panthéon romain ou encore la stéréotomie sophistiquée inventée par Brunelleschi pour couvrir Santa Maria del Fiore à Florence. Mais des dizaines d’exemples supplémentaires pourraient être convoquées pour nous convaincre que l’art de bâtir une coupole a régulièrement sollicité l’imagination et l’inventivité des architectes. Leurs surfaces géométriques sont nombreuses – hémisphériques, elliptiques, à bulbe, ovoïdes ou paraboliques –, et leurs procédés constructifs plus encore : à voussoirs, à encorbellements, à nervures, côtelées, à double calotte, etc. L’histoire du XXe siècle est elle aussi riche d’exemples dérivés des coupoles, comme les voiles minces de Dischinger ou les résilles losangées de Nervi, architectes de la modernité héroïque.

  • Le Louvre Abu Dhabi, un musée-miroir - Le Louvre a-t-il vendu son âme ? Entretien avec François Mairesse

    Nous avons demandé à François Mairesse, spécialiste de l’économie de la culture et de la muséologie en quoi le Louvre Abu Dhabi marquait un tournant dans l’histoire des musées tout en s’inscrivant dans une mutation commencée il y a deux décennies. La décision de marchander l’image et les savoir-faire de la prestigieuse institution française ayant lors du lancement de l’opération soulevé une vive contestation d’une partie du milieu culturel hexagonal, l’économiste nous explique de quels enjeux relève cette polémique.

  • Le programme et le contexte - Concours pour la Cité de la musique de Genève

    Comment parvenir à une reconnaissance internationale en construisant un équipement hors normes comme l’Opéra de Sydney ou l’Elbphilharmonie de Hambourg, mais sans comme eux décupler le budget initial ? Un double bind – double commandement contradictoire – que s’est imposé Genève pour sa Cité de la musique, tout en convoquant un casting stupéfiant, alignant des architectes locaux et de nombreux prix Pritzker…

  • Les 300 premières agences françaises classées selon leur chiffre d'affaires

    Chaque année, d’apublie un tableau des 300 agences d’architecture classées en fonction de leur chiffre d’affaires déclaré. Faut-il le rappeler, le critère est ici exclusivement celui de la santé financière des agences et, en aucun cas, celui de la qualité architecturale. Si le palmarès n’est pas parfaitement exhaustif – certaines nous échappent ou refusent de communiquer leurs comptes –, il offre un état des lieux factuel inédit et révélateur de l’état de la profession.

  • Les Arts Codés - Le design ici et maintenant

    Micro-usine créative dédiée à la ville età destination des professionnels comme des particuliers,la Nouvelle Fabriquea été montée à Pantin parVincent Guimas, juriste, et Thibaut Louvet et AnthonyLoeuk, designers de l’ENSCI. En explorant les nouvelles possibilités de production du meuble par usinage numérique, la NF défend une vision collaborative et impliquée de l’acte de design, qui devient révélateur d’un dynamisme territorial et social. Nous avons interrogé ses instigateurs.
  • Les Leçons de la terre : François Cointeraux (1740-1830), professeur d’architecture rurale

    Alors que les pratiques récentes d’écoconstruction en terre crue connaissent un développement notoire, il est nécessaire de comprendre où, quand et comment, pourquoi et grâce à qui a commencé et fleuri cette remarquable alternative constructive. Voici enfin le livre savant et passionnant qui – grâce à ses stimulants essais interdisciplinaires et sa séduisante iconographie – répond à toutes ces questions et bien d’autres. C’est dans la mouvance du siècle des Lumières et de la Révolution françaisequ’un maçon lyonnais surdoué et visionnaire – François Cointeraux – se métamorphose dès 1789 en pionnier. Avec son invention du « nouveau pisé », il devient le premier architecte de l’histoire de l’humanité à théoriser et à expérimenter, à pratiquer et à promouvoir un authentique « art moderne de bâtir en terre crue » (cf. le dossier de 30 pages publié par d’aen juillet). Son influence s’avérera considérable, durable et universelle : tant France et en Europe qu’à travers le monde, des États-Unis à la Russie. Une lecture hautement réjouissante pour se désaltérer à l’une des sources historiques les plus stimulantes de la nouvelle architecture écologique.

  • Les Lotissements. Une histoire de l’habitat individuel groupé de 1940 à nos jours

    Voici un livre utile et passionnant qui relève un défi inhabituel. Il aborde – au mieux – un thème éditorial laissé en friche, car la connotation sémantique du principal terme de son titre a longtemps été synonyme de médiocrité commerciale : les « lotissements ». Les nombreux auteurs de cette remarquable synthèse prouvent à travers 92 réalisations – habilement choisies et commentées, illustrées et comparées – que cette forme urbaine (ou suburbaine) d’habitat groupé peut parfois être une véritable réussite. Et même un plaisant haut lieu de symbiose entre trois quêtes trop souvent inconciliables : la créativité pour les architectes, l’urbanité pour les élus et le plaisir d’habiter pour les citoyens. Cette anthologie – initiée avec à-propos par le ministère de la Culture – devrait être complétée par une analyse similaire centrée sur les décennies antérieures à 1940 en France ; et de même à l’échelle de l’Europe, de la fin du XIXe siècle à nos jours !
  • Luca Merlini fait des dessins et des histoires

    « J’ai relativement peu construit, j’ai écrit, dessiné, raconté beaucoup d’histoires, dit Luca Merlini, architecte tessinois et enseignant à l’école de Paris-Malaquais, où ses conseils discrets, parfois ironiques, ont marqué de nombreux étudiants. 
  • L’Aimant

    Un titre à double sens: l’aimant est celui qui aime mais aussi celui dont la force magnétique attire à lui les objets. Sauf qu’à Vals, au coeur des Grisons et des thermes construits par Peter Zumthor, les gens attirent peut-être autre chose que du métal. Lucas Harari, à peine 27 ans, connaît bien l’architecture et les architectes. Il y a puisé son intrigue, ses personnages et Pierre, son héros au nom prédestiné qui pourrait bien lui ressembler un peu. C’est la première bande dessinée qu’il publie et ce premier coup est un coup de maître.
  • L’architecte, Portraits et clichés

    Au printemps dernier, la Cité de l’architecture et du patrimoine mettait en lumière « les portraits et clichés » de l’architecte à travers gravures, peintures, sculptures, photographies, bandes dessinées, jeux et extraits de film. Le catalogue revient sur la figure de l’architecte

    et sa médiatisation, du XVIIe siècle à aujourd’hui. L’ouvrage décline les portraits de l’architecte : sa construction visuelle, la diffusion de « l’image du savoir » par la gravure, « sa relation d’amitié » avec les peintres, son look, son sens du détail et son art de la composition.

  • L’ornement architectural : entre subjectivité et politique

    Ce livre fait partie de la séléction de d'a.

  • Nouveaux logements à Zurich. La renaissance des coopératives d’habitat

    Il y a trois ans, Dominique Boudet nous faisait découvrir dans d’a (n° 229) l’incroyable vitalité architecturale de la politique de logement social de la ville de Zurich : le rôle descoopératives, la concertation, l’exemplaritéde l’organisation des concours… Ce livredéveloppe ce propos initial en l’enrichissantconsidérablement en analyse, projets documentéset entretiens. Un livre qui devraitêtre distribué à l’Assemblée nationale etdans toutes les mairies !
  • Opérations cartographiques

    Que dire de plus sur les cartes qui n’ait jamais été dit ? Sur ce sujet, les auteurs nous rappellent l’importance de l’exposition marquante « Cartes et figures de la terre » qui s’est tenue dans le tout jeune Centre Pompidou, en 1980. Le riche catalogue d’exposition d’alors, depuis longtemps épuisé, faisait se côtoyer géographes et littéraires, urbanistes et mathématiciens, philosophes et historiens de l’art, le tout s’illustrant dans une infinie diversité des représentations des territoires, qu’ils soient terrestres ou célestes.

    L’ouvrage récemment publié chez Actes Suds’inspire du catalogue, sans manquer d’évoquerle glissement vers les modes de géolocalisationinstantanés d’aujourd’hui. Laconstruction de son sommaire s’appuiedavantage sur des concepts que sur unetentante approche historique. Ces conceptsdeviennent alors des thèmes (« Dimensions», « Corps », « Matérialités », « Rencontres», «Imaginaires ») autour desquelsune vingtaine d’enseignants et chercheurs,toutes disciplines confondues, livrent denouveaux éclairages.
  • Orson voyage

    À la manière d’un Little Nemo, ce livre nous emmène dans un voyage onirique en Nosronef dans l’imagination d’un architecte. C’est un livre réalisé à trois auteurs: Florent Schwartz écrit les textes, André-Louis Quinton dessine les personnages et Jean-Christophe Quinton , l’histoire, les architectures et les paysages. On reconnaîtra le grand talent de dessinateur de ce dernier. Au gré des pérégrinations du Nosronef, on retrouve d’ailleurs certains de ses projets, mais on ne saurait dire lesquels ont précédé le rêve d’Orson de ceux dont s’est inspiré le petit garçon. À moins que les deux ne se confondent? On attend la suite de l’histoire avec impatience.
  • Paris, la forme d’une ville

    Disposant d’un fond iconographique et cartographique unique par sa richesse,l’éditeur Parigramme parvient à renouveler constamment son catalogue de publications sur son sujet de prédilection : la Ville lumière.

    La diversité de ses collections lui permet de s’adresser à tous les publics, des plus jeunes aux plus exigeants, comme en témoigne cet ouvrage de Michaël Darin, architecte, historien et enseignant à l’ENSAS. Sur Paris, il ne propose pas un simple guide touristique, mais un « précis d’anatomie urbaine », permettant aux curieux de décrypter la diversité morphologique des nombreuses voies qui traversent la capitale : sentiers devenus rues, rues devenues boulevards, etc. À travers les proportions d’une avenue ou le dénivelé d’une place, l’auteur invite le lecteur à se faire observateur et à se plonger dans quatre siècles de transformations successives et parfois radicales.

    Une invitation à l’érudition comme à la promenade.
  • Peau neuve : rénovation de la Neue Nationalgalerie de Mies van der Rohe

    Émouvante visite cet été du chantier de rénovation de la Neue Nationalgalerie de Mies van der Rohe à Berlin. Fermé depuis 2015, l’édifice – qui ne rouvrira ses portes qu’en 2020 – fait peau neuve, sous la direction de l’architecte britannique David Chipperfield.
  • Post-tribunal, Renzo Piano et l’île de la Cité judiciaire

    Après avoir fêté dignement les quarante ans du Centre Pompidou en y consacrant troisvolumes (De Beaubourg à Pompidou), l’éditeur trublion B2 s’attaque au dernier projet parisien de Renzo Piano avec ce livre passionnant de Laurent de Sutter.

    Philosophe, spécialiste de la théorie du droit, ce professeur de la Vrije Universiteit Brussel n’en connaît visiblement pas moins l’architecture. Ce croisement des savoirs – malheureusement trop rare – lui permet de construire une analyse précise, documentée et argumentée dans laquelle il s’interroge sur la relation entre l’architecte et le programme qui lui était imposé, puis entre ses intentions et la réalité de leur avènement. Il dénonce notamment l’utopie selon laquelle, en se déprenant de son rôle coercitif, la justice se transformerait aujourd’hui en administration du soin.

    Elle ne se rend d’ailleurs plus dans un palais ou un tribunal, mais dans une cité. « À l’âge de la “Cité judiciaire”, écrit de Sutter, une telle idée est une utopie : en réalité, il n’y a de tribunal que comme lieu de l’ordre ; vouloir faire en sorte qu’il en soit autrement ne peut tenir que du voeu pieux, de l’imbécillité ou de l’hypocrisie. En distinguant entre le temple et l’hôpital, et en refusant d’accepter que l’un fût le revers de l’autre, Piano s’est lui aussi persuadé qu’il construisait autre

    chose qu’un tribunal – à savoir : un tribunal d’après le jugement, un tribunal du soin. Il ne s’est pas rendu compte que chacun des choix qu’il avait posés, en le rapprochant de son idéal, le rapprochait aussi de son contraire, car ils étaient une seule et même chose : soigner et punir, accueillir et rejeter, rassembler et séparer. »
  • Principes fondamentaux de l’histoire de l’art

    Ce livre fait partie de la sélection de d'a.