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  • Après EuropaCity, en finir avec le commerce de masse ?

    Faut-il voir dans l’abandon par l’État du projet de méga mall porté par Ceetrus et Wanda la fin de la belle histoire d’amour qui unit les Français et leurs zones commerciales depuis que le pays s’est approprié avec enthousiasme le modèle du mall à l’américaine dans les années 1960 ?

  • Ariane et le labyrinthe : Maison des avocats, Paris 17e

    Maîtres d'ouvrages :Ordre des Avocats de Paris + Sogelym-Dixence

    Maîtres d'oeuvres :Renzo Piano Building Workshop, architectes ; équipe : Bernard Plattner, Paolo Colonna (partner et associé), Stefano Cimino, Charles Guézet avec Stefano Giorgio-Marrano, Carolyn Maxwell-Mahon, Joost Moolhuijzen (partner) ; Arianna Bagatella, Dionysios Tsagkaropoulos (CGI) ; Olivier Aubert, Christophe Colson, Yiorgos Kyrkos (maquette)

    Entreprises :AIA Ingénierie (structure) ; RFR (façade) ; Franck Franjou (éclairage) ; Meta (acoustique) ; Labeyrie & Associés (fluides) ; SLETEC (économiste)

    Surface SHON :7 000 m2 de bureaux
    Date de livraison :concours, 2010 ; livraison, 2020

  • Charles Marville, Paris passé

    Initialement peintre-graveur, Charles Marville (1816-ca 1879) fut des pionniers de la photographie. Après avoir travaillé pour des architectes – Paul Abadie, Eugène Viollet-le-Duc – il est officiellement rattaché, en 1862, à la Ville de Paris, qui le charge de documenter les voies destinées à disparaître à la suite des transformations entreprises dans la capitale. Ces images seront réunies dans un recueil, l’Album du Vieux Paris. Ses vues rendent compte d’une ville révolue, où surgissent les fantômes de ses pierres et de son peuple.

  • Collectif Encore : Exodus

    Anna Chavepayre a tourné le dos à la ville. Cette architecte formée à Stockholm, puis à Bordeaux auprès de Jacques Hondelatte, passée par l’OMA puis par l’agence de Jean Nouvel, ne manquait pourtant pas d’atouts pour y briller par son esprit acéré et son répondant polyglotte. Ce ne sera pourtant pas en ville qu’elle choisira d’exercer son art. Avec David Pradel et Julien Chavepayre, rencontrés lors de son séjour à Bordeaux, elle s’installe dans le Béarn pour fonder le collectif Encore, orienté vers une pratique architecturale rurale. Projet après projet, s’élabore une pratique entière, hédoniste et respectueuse de l’existant, dont l’ambition est de participer à un réenchantement de la condition rurale. Une pratique de l’architecture apaisée, moins concurrentielle, capable de proposer de nouveaux cadres de vie. Portrait d’un collectif d’architectes qui réalise la synthèse entre la socialité créative de la ville et l’environnement libérateur de la campagne.

  • Déconfiner sans déconfiture

    Petites et grandes, les agences ont travaillé à distance pendant le confinement. Comment gèrent-elles la fin du télétravail ? La crise a notamment retardé l’instruction des permis de construire mais pourrait aussi avoir des effets positifs, comme le souligne Virginie Gravière, présidente de l’Ordre des architectes de Nouvelle-Aquitaine. Nous avons ensuite demandé à deux agences de tailles très différentes comment elles avaient géré cette période inédite.

  • Design itératif : « s’approprier les technologies plutôt que les subir »

    La récente exposition consacrée à l’intelligence artificielle au Pavillon de l’Arsenal a donné l’occasion de revenir sur soixante-quinze années d’évolution des outils informatiques au service de l’architecture. Pour cette exposition, les curateurs Havard Haukeland et Stanislas Chaillou, respectivement PDG et data scientist chez Spacemaker et curateur, ont tenu à apporter quelques éclairages sur ces outils d’aujourd’hui et de demain. Derrière cette idée un peu vague d’« intelligence artificielle » émergent de nouvelles pratiques, comme celles de « design itératif » – ou generative design – dont on se demande à quelle échelle elles peuvent redéfinir l’exercice du métier. L’architecte Jean Pistre – dont l’agence Valode & Pistre a décidé de s’approprier ces nouvelles technologies – témoigne également de ces changements progressifs.

  • En finir avec les centres commerciaux ?

    L’abandon d’Europacity signe-t-il la fin d’un certain modèle de concentration commerciale à la française tel qu’il s’est développé sur le territoire depuis les années 1960 ? La fronde citoyenne et municipale récente contre d’autres projets de commerces et de loisirs, comme l’évolution des habitudes de consommation d’une clientèle plus volatile pourraient le laisser croire. Pourtant, alors que nombre d’indicateurs sont au rouge – la vacance commerciale augmente dans les centres-villes et désormais aussi dans les zones commerciales, la consommation des ménages baisse, le e-commerce gagne des parts de marché –, chaque année en France fleurissent de nouveaux centres, plus modernes, plus grands, plus verts, en ville comme en périphérie. Après avoir laissé prospérer un modèle qui semble avoir atteint ses limites, il serait temps de repenser la place et le format du commerce dans la fabrique de la ville et du territoire. Face aux stratégies agressives des opérateurs commerciaux qui promettent attractivité et emplois, les maires comme les citoyens-consommateurs ont les moyens de reprendre la main.

  • Entretien avec Tadao Ando : L’architecture de l’existence

    À peine après avoir franchi le seuil de l’agence, je le reconnais, dans cet espace étrangement resserré, en train de travailler avec un collaborateur. J’essaie de l’approcher mais quelqu’un me fait signe de rebrousser chemin et de monter dans la salle de réunion du dernier étage où m’attendent Yukiko Chiche, la traductrice, et Monica Lebrao Sendra de l’Institut français. En me retournant, j’aperçois un gant de boxe en cuir rouge suspendu contre un mur gris de béton poli et je me hisse sur un escalier très étroit surplombant l’atrium de l’entrée. Son ascension ravive la sensation de vertige ressentie il y a très longtemps dans la maison La Roche de Le Corbusier, que je pensais avoir complètement oubliée…

  • Gare du Nord 2024, 31 000 m2 de commerces de trop

    Après EuropaCity, le projet controversé de rénovation de la gare du Nord pourrait-il à son tour être abandonné ?En formulant un avis favorable à la délivrance du permis de construire du projet porté par StatioNord le 12 mars dernier,lescommissaires enquêteurs ont largement fermé la porte à cette hypothèse. L’épisode Covid-19, au moins parce qu’il vient rajouter quelques mois à un calendrier déjà serré, rebattra-t-il les cartes ?

  • Génie climatique : Chauffer, rafraîchir, ventiler, contrôler

    Bien qu’au cours d’une année les besoins en chauffage continuent d’excéder ceux en rafraîchissement, l’arrivée des beaux jours sonne comme un rappel à l’ordre pour une meilleure prise en compte du confort d’été. En ce sens, la RE 2020 – dont les concertations se poursuivent pour une publication des textes début 2021 – prévoit d’intégrer une « climatisation fictive » pour le résidentiel, les bureaux ou les locaux d’enseignement. En effet, nombre de bâtiments récents voient leur consommation énergétique démultipliée lors des périodes de chaleur et ce, en raison d’équipements installés après livraison. Parallèlement à cela, la pandémie du Covid-19 a donné lieu à de profonds questionnements quant à l’efficacité et à la sécurité des systèmes, tout espace confondu : ventilation naturelle et basse pression, ventilation mécanique contrôlée (VMC simple et double flux), ventilation mécanique par insufflation (VMI), centrale de traitement d’air (CTA), gaines industrielles et textiles, filtres à air, unités intérieures de climatisation, etc. L’évolution incontestable du climat et notre rapport à la santé nous invitent à considérer de manière globale les conditions d’un climat intérieur sain et peu énergivore. À mi-chemin entre l’ingénierie et le design, ce dossier offre un aperçu des solutions de chauffage, rafraîchissement et ventilation qui renouvellent le marché, bien que la tendance s’oriente vers des systèmes de contrôle global, à renfort de capteurs et d’applications.

  • Grand Parilly : le quartier mixte qui cache la zone commerciale

    Dans la métropole lyonnaise, l’inauguration récente du plus grand Ikea de France dans le nouveau quartier Grand Parilly interroge la stratégie métropolitaine en matière d’urbanisme commercial.

  • Habiter les vacances

    Du début des années 1960 à la fin de la décennie 1970, le secteur du tourisme a constitué pour certains architectes français une fenêtre de commande opportune ainsi qu’un terrain idéal pour l’expression des doctrines urbaines et formelles et pour les investigations typologiques.

    Relogés et équipés du confort moderne, les Français pouvaient enfin penser à profiter de leurs congés payés, et le tourisme était inscrit par l’État à son IVe plan en 1961 comme un enjeu majeur pour l’aménagement du territoire national. Alors que la DATAR consacrait ses premières grandes missions au développement « équilibré » de la montagne et des littoraux aquitain et languedocien, promoteurs privés ou opérateurs du tourisme social initiaient, eux, une série de projets immobiliers qui lèguent aujourd’hui un patrimoine architectural précieux sur la Côte d’Azur.

    De Bandol à Saint-Raphaël, le littoral varois fut ainsi à la fois saisi comme un laboratoire et une chambre d’écho des questions qui se posaient alors à l’architecture moderne des Trente Glorieuses. Expression des ensembles ou unités de voisinage, inscription dans le paysage, rapport à l’automobile, investigations programmatiques et typologiques autour des espaces communs, réflexions sur la distribution et la compacité des appartements… Autant de paramètres qui font les « dispositifs balnéaires », que Pascale Bartoli a recensés et étudiés dans le détail, en visitant les opérations dans leurs états et usages actuels et en menant un passionnant travail d’archives pour exhumer dessins et esquisses d’une trentaine de projets, dont certains sont restés de papier.

  • La grille et le hangar : Transformation d’une grange en boulangerie et en espace d’activités, Avricourt

    Maîtres d'ouvrages :commune d’Avricourt
    Maîtres d'oeuvres :Gens
    Entreprises :Barthes BE structure, Terranergie BE thermique
    Surface SHON :
    686 m2 SP
    Cout :
    607 000 euros HT (885 euros HT/m2 SP)
    Date de livraison :
    début des études, 2016 ; livraison, 2019

  • Leçon d’architecture : Bibliothèque des enfants de Nakanoshima

    Maîtres d'ouvrages :Mairie d’Osaka
    Maîtres d'oeuvres :Tadao Ando 
    Surface SHON :815,10 m2
    Date de livraison :décembre 2019

  • L’architecture à l’éloge du paysage rural : Halle et pôle d’accueil, Mandailles-Saint-Julien

    Maîtres d'ouvrages :Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (CABA)
    Maîtres d'oeuvres :Atelier du Rouget Simon Teyssou & associés / mandataire + Atelier de Saint-Céré Mathieu Bennet & associés+ BET 3B (BET bois)+ EUCLID (BET TCE)
    Surface SHON :200 m2 (halle) et 345 m2 (pôle d’accueil)
    Cout :1 400 000 euros HT
    Date de livraison :
    2019

  • Mérignac Soleil : mutation programmée d’une zone commerciale asphaltée en quartier mixte fertile : Entretien avec Jérôme Goze, directeur général délégué de la SPL La Fab

    Depuis l’installation du premier hypermarché Carrefour en 1969, la zone commerciale de Mérignac Soleil n’a cessé de s’étendre, jusqu’à devenir la plus vaste de l’agglomération – 70 hectares de parkings et de hangars entre le centre-ville et l’aéroport –, et l’un de ses principaux îlots de chaleur. Identifiée lors de la consultation « 50 000 logements autour des axes du transport collectif » lancée en 2010 par Bordeaux Métropole pour accueillir du logement abordable le long du tramway, elle a vocation à devenir à terme un quartier mixte, accueillant 2 800 logements et 90 000 m2 de commerces, d’activités, de services et d’équipements.

  • Miroir grossissant

    Le confinement fut propice aux imaginaires du monde d’après. Avec le déconfinement, c’est le monde d’avant que nous redécouvrons. Pas tout à fait que nous l’avions quitté, mais pas tout à fait non plus comme nous aurions aimé qu’il soit. Certains traits du monde d’avant paraissent ainsi étonnamment grossis. C’est le cas, en particulier, de certaines dispositions du territoire...

  • Où est l’architecture ? Concours pour le centre aquatique olympique, Saint-Denis

    Paris 2024, la stratégie se veut vertueuse : réutilisation des équipements existants et nouvelles constructions surtout conçues pour être pérennes et pour participer activement à la fabrique de la ville. Comme si l’architecture n’avait plus désormais à exprimer et à garder en mémoire un événement de ce type, un rôle qu’accompliront à sa place d’autres médias…

  • Silence, ça pousse

    Les biomatériaux fabriqués à partir d’organismes biologiques vivants – comme les bactéries, le mycélium, les levures et algues – sont utilisés comme de nouveaux ingrédients par les designers et architectes. Ces micro-organismes qui grouillent, se multiplient et évoluent selon un processus de croissance et de dégénérescence quasi autonome redéfinissent la notion du vivant et ouvrent un champ esthétique inattendu. En quête de nouveaux modèles de développement durable, ces projets ont aussi la volonté de reconnecter nos modes de vie au vivant et à la nature. La biologie devient un co-acteur dont le potentiel est à explorer.

  • Versailles-Chantiers : quand le maire reprend la main : Entretien avec François de Mazières, maire de Versailles

    Pour annuler un projet de centre commercial à la gare des Chantiers, François de Mazières, maire de Versailles et ancien président de la Cité de l’architecture, a dû croiser le fer avec Unibail, Nexity et la SNCF. Dix ans et d’âpres négociations plus tard, il inaugurait fin 2019 un nouveau quartier mixte qui accueille, entre autres, deux îlots de logements, commerces et bureaux, un espace public dans les étangs Gobert, le siège de Nature & Découvertes et une ferme en permaculture. En commençant par se rendre propriétaire du foncier, en s’entourant de quelques grands noms, et en faisant réaliser une partie des travaux d’aménagement par la Ville, le maire a repris la main et imposé sa vision.