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  • Dessiner l’allotropie : Entretien avec l’agence LDRP

    Composé de Laurence Duca, architecte et Rémi Peycard, architecte d’intérieur et designer, LDRP architecture &  design conçoit des aménagements tertiaires évolutifs en développant une réflexion particulière sur l’espace de l’usage multiple. Ils nous font part de leur récente expérience. 

  • Domestiquer l’exposition

    À Cognac, une fondation d’art contemporain d’un nouveau genre réinvente l’exposition de design. Depuis 2016, la Fondation d’entreprise Martell s’est installée dans une ancienne usine d’embouteillage que l’agence bordelaise Brochet Lajus Pueyo réhabilite par étapes successives. Comme la Fondation Luma à Arles, elle fait partie de ces structures privées qui choisissent de s’éloigner des métropoles. Celles-ci proposent de s’ancrer durablement dans un territoire et de s’offrir comme de nouveaux espaces de vie locale. Imaginée peu avant le premier confinement, « Places to be » est la première exposition collective de Martell. 

  • Espace de travail : Du plateau à la cabine

    Réalisé par Tina Bunyaprasit et Werner Aisslinger, ce projet d’aménagement du siège européen de la boutique de création textile LOQI à Berlin est caractérisé par la relative densité de ses espaces de travail, qui a nécessité la conception d’espaces de retraits confortables. 



  • Espaces de travail : Béal & Blanckaert mettent le Bazaar à Saint-Sauveur

    La magnifique gare de marchandises de la gare Saint-Sauveur de Lille, une double voûte de béton mince de type halle Freyssinet longue de 400 mètres, vient d’être réhabilitée dans sa partie est par l’agence lilloise Béal &  Blanckaert. 
  • Hôtels : Géopoétique de la cabane

    Habitat primaire, lieu poétique de l’enfance ou abri professionnel rural, le modèle originel de la cabane traverse le temps. Quel que soit son usage ou son ancrage culturel, la cabane est une construction universelle dont les formes et les symboliques ne cessent d’être réinterprétées et de faire rêver les esprits en quête de liberté et de nature. L’abri sommaire et transitoire d’antan évolue et trouve aujourd’hui des vocations commerciales, expérimentales ou alternatives par rapport au modèle traditionnel de séjour à l’hôtel.

  • Introduction : Travailler à l’hôtel, esquisse d’un phénomène durable

    Si la pandémie a largement accéléré la mutation des modes de travail, celle-ci était déjà néanmoins bien amorcée. Parmi les conséquences de cette crise sanitaire, la transformation des hôtels en lieux de travail qui, pour rentabiliser leurs mètres carrés et combler la baisse considérable des nuitées, ont ouvert un peu plus grand leurs portes, notamment aux télétravailleurs. Leur atout principal ? Les services et la flexibilité qui ne sont autres que les maîtres-mots des modes de travail contemporains. Le phénomène est-il passager  ? Il semble en tout cas que l’on ne travaillera plus exactement comme avant.  

  • L'air et la matière

    Une année de pandémie a conduit dans l’urgence à redéfinir l’usage des espaces collectifs. Le partage de l’environnement de travail n’est plus uniquement conditionné par des limites physiques, mais aussi par notre relation tactile avec la matière. On porte une attention nouvelle sur les objets et les éléments que l’on manipule et sur l’air que l’on respire. Éléments de cloisonnement, portes et poignées sont désormais esthétiques, fonctionnels et sans risques, soumis à une conception hygiéniste jusque-là réservée aux programmes de santé

  • L'alchimiste

    En alchimiste, le designer franco-américain Steven Akoun, diplômé des Beaux-Arts de Rennes, explore les frontières entre science et design avec ses multiples projets en mousse de verre. 

    Durant ses études, Steven Akoun a collaboré avec les chercheurs de l’université de Rennes 1 pour expérimenter et approfondir le potentiel visuel et les propriétés physiques de ce matériau. La mousse de verre étant à l’origine utilisée dans le bâtiment comme un isolant, Steven Akoun cherche à la révéler et lui offrir un usage quotidien. Selon l’origine du verre, de l’agent moussant et du moule, ce matériau prend différentes couleurs, différentes régularités d’alvéoles ou même d’aspects de surface. Par exemple, le verre pilé associé à la coquille d’œuf permet d’obtenir une mousse très régulière. Une fois sorti du four à 800-900 °C, le verre gonfle et prend la forme du moule. Après la cuisson, la mousse rigide et légère est dépolie et sculptée. Installé à Villette Makerz – lieu de résidence situé dans la Folie L5 du parc de la Villette –, Steven Akoun a élaboré de nouvelles pistes et projets, en utilisant des déchets de verre fournis sous forme de poudre par une entreprise de fabrication de fenêtre en verre. « Ma démarche est de révéler la beauté du matériau, d’utiliser uniquement des matériaux recyclés et de le pousser à sa limite. » 


    <www.stevenakoun.com> 


  • L’introduction du modèle hybride ou comment le télétravail a changé le monde

    « Qu’est-ce que ça veut dire de changer de lieu ? Un lieu qui n’est plus ouvert, infini, mais justement limité, confiné et où il faudra vivre dorénavant. Donc, oui, pour moi, le confinement est une expérience de déplacement au sens propre, de changement de place », déclarait Bruno Latour dans un entretien au Monde le 13 février dernier1. Si ce questionnement très large se rapportait au territoire que nous habitons et pour lequel il faudra désormais reconsidérer l’habitabilité et la valeur au regard de cette grande prise de conscience collective de la finitude du monde, il se prête également à l’environnement du travail, que les entreprises sont aujourd’hui toutes obligées de comprendre et de respecter dans sa quotidienneté et ses individualités. Ce déplacement massif des personnes, leur délocalisation chez elles pour collaborer à distance a bouleversé l’économie. Paradoxalement, il en ressort un agrandissement de l’espace de travail qui n’est désormais plus seulement défini par le bureau en entreprise mais aussi par la maison et le tiers-lieu. Il y a « augmentation sémantique ». Cette extension a conduit à un bouleversement des marchés immobiliers du tertiaire comme du logement. Mais à quoi va donc servir aujourd’hui le milieu de l’entreprise et que devient la relation entre l’espace de travail et l’entreprise ? Afin de tenter d’y voir un peu plus clair dans la nouvelle carte de l’environnement tertiaire, nous nous sommes efforcés de croiser les sources d’information, les réflexions et quelques retours d’expérience. 

  • Retours d’expérience : le travail distribué en questions 

    Face au choix difficile de passer entièrement en distanciel ou de revenir au temps du travail quotidien dans un bureau commun, la plupart des entreprises cherchent aujourd’hui un compromis durable à travers le modèle hybride. Comment ce changement de paradigme provoqué par la pandémie impactera-t-il les entreprises et les organisations à moyen et à long terme ? Voici la principale question explorée lors d’une Vitra session, le 11 mars dernier, à l’occasion d’un colloque très ouvert qui a permis d’approcher les enjeux cruciaux et complexes que représente aujourd’hui le travail suivant ce « modèle hybride ». Nous retranscrivons ici les échanges qui nous ont paru essentiels entre Nora Fehlbaum (PDG de Vitra), Dr Antje von Dewitz (PDG de l’entreprise outdoor Vaude) et Gianpiero Petriglieri (professeur en comportement organisationnel à l’INSEAD), modérateur de la conversation. 

  • Virtualités chromatiques

    Architecture, art contemporain, design, scénographie : l’agence Zyva Studio créée en 2019 par l’architecte Anthony Authié matérialise ses intentions à travers d’énigmatiques visuels numériques.