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  • (1/9) Des coulisses à la lumière, le devoir de se réinventer

    Omniprésente dans nos vies, l’activité logistique s’est pourtant déployée dans l’indifférence générale, parsemant de ses immenses entrepôts des territoires sans capacité de résistance. Sous la pression environnementale pourrait cependant surgir une architecture logistique qui sorte du prisme technico-réglementaire dans lequel on l’a cantonnée jusqu’ici. Ces évolutions sont déjà à l’œuvre dans les métropoles et à leurs abords, où des typologies sur-mesure sont proposées pour lutter contre les nuisances induites par le flot des camions, avec cette contrainte d’un foncier quasi inexistant pour les accueillir.


    Tafanel, paris 19e : Un paysage de sheds

     

    Point.p, paris 15e : Cohabitation

     

    Hôtel logistique du quartier chapelle international, paris 18e : Une mixité inédite 

     

    Glossaire des catégories principales d’entrepôts et d’entrepôts urbains

     

  • (4/9) « Nos projets immobiliers requièrent des approches, des compétences, des sensibilités nouvelles », entretien avec Philippe Arfi

    Investisseur, développeur et gestionnaire, le groupe australien Goodman détient un patrimoine de 20 millions de mètres carrés dans le monde, principalement localisé dans les grandes métropoles. En 2018, anticipant le rapport de France Stratégie sur la sobriété foncière, Goodman prenait la décision de stopper le développement de ses entrepôts logistiques sur les terres agricoles. Le directeur général de Goodman France, Philippe Arfi, explique la stratégie du groupe, aujourd’hui orientée vers la verticalisation du métier et vers l’implantation sur des terrains en friche ou dans des bâtiments en reconversion. Ce nouveau modèle économique ne pourra cependant pas être conforté sans l’évolution des règles d’urbanisme.

  • (7/9) « On peut sortir des projets viables économiquement, sans renoncer à la qualité architecturale et urbaine », entretien avec Juliette Berthon

    Foncière spécialisée en logistique urbaine, Sogaris s’emploie depuis sa création en 1960 à optimiser le transport des marchandises vers la capitale et à minimiser ses nuisances. Face à l’envolée du e-commerce et son corollaire, l’amplification problématique des livraisons non-organisées, le groupe s’est engagé ces dernières années à renouveler les infrastructures logistiques et en créer de nouvelles, sur mesure, pour s’insérer au chausse-pied dans la densité des villes.

  • (9/9) « L’immobilier logistique contribue à donner ses formes à la métropole », entretien avec Laetitia Dablanc

    Urbaniste et directrice de recherche à l’université Gustave-Eiffel, Laetitia Dablanc dirige la Chaire Logistics City lancée en juin 2019 et dédiée à la recherche sur la logistique urbaine. Elle a coordonné avec le géographe Antoine Frémont l’ouvrage collectif la métropole logistique paru en 2015, qui met en avant le rôle majeur de la fonction logistique dans la fabrication de la ville et, paradoxalement, sa méconnaissance et sa faible prise en considération dans l’action publique.

  • (Dossier : 2/9) Plateforme logistique de Caudalie, Loiret

    Maîtres d'ouvrages : Caudalie 
    Maîtres d'oeuvres : Collet Muller architectes; cotraitants: BEG ingénierie, Process Schäfer, Laurence Jouhaud paysagiste
    Surface : 12 700 m2
    Coût : 11,5 millions d’euros
    Dates : dépôt PC, 2017 ; livraison, 2019

  • (Dossier : 3/9) Green Dock, Gennevilliers

    Maîtres d'ouvrages : Goodman 
    Maîtres d'oeuvres : A26 Architectures ; Payet BET, conception paysagère et certification environnementale 
    Surfaces : 90 000 m2 (80 000 m2 de cellules logistiques et 10 000 m2 de bureaux d’accompagnement et locaux sociaux) ; 17 000 m2 de ferme urbaine en toiture dont 7 000 m2 de serres agricoles ; 11 000 m2 de panneaux solaires
    Coût : 150 millions d’euros HT
    Date de livraison : fin 2025

  • (Dossier : 5/9) P4, Paris 19e

    Maîtres d'ouvrages : Sogaris 
    Maîtres d'oeuvres : Syvil architectures ; Mizrahi, BET TCE
    Entreprises : Nouveaux Bâtisseurs Associés
    Surface : 764 m2 SDP
    Coût : 1,4 million d’euros
    Date de livraison : novembre 2020

  • (Dossier : 6/9) Hôtel logistique Les Ardoines, Vitry-sur-Seine

    Maîtres d'ouvrages : Sogaris 
    Maîtres d'oeuvres : ChartierDalix architectes; Ingérop (TCE), Franck Boutté Consultants (HQE et thermique), BMF (économie), CSD Faces (SSI), Batyom (logistique), Atelier d’Écologie Urbaine (écologie)
    Surfaces : 35 000 m2 sdp – Programme : 20 000 m2 de logistique, 10 000 m2 d’artisanat et petite industrie, 5 000 m2 de tertiaire, 13 000 m2 d’agriculture urbaine
    Date de livraison : livraison, 2023

  • (Dossier : 8/9) Plan Canal, Bruxelles

    Maîtres d'ouvrages : Port de Bruxelles 
    Maîtres d'oeuvres : TETRA architecten (aujourd’hui MAKER architecten et Architectuurplatform Terwecoren Verdickt) ; Mouton (structure) ; HP Engineering (techniques) ; LandInZicht & Atelier Ruimtelijk Advies (paysage)
    Surfaces : 6 840 m2 (bâtiments) ; 23 997 m2 (parcelle) – Programme : hangars et magasins pour les commerçants en matériaux de construction
    Coût : 8 477 000 euros HT 
    Calendrier : début des études, 2013 ; livraison, 2018

  • Dossier façades 2022, Impressions et surimpressions

    En neuf ou en rénovation, en parement, vêture, enduit ou bardage, la façade n’est plus à lire comme un simple revêtement extérieur. Au-delà d’une réflexion sur la matière, les ouvertures et le rapport au contexte bâti, c’est aussi un travail sur l’épaisseur de la paroi qui protège, isole, recouvre ou opacifie. Chaque matériau est questionné pour ses capacités de durabilité. En surface, on imprime ou surimprime un motif – à l’aide de grandes plaques ou de petits éléments architecturaux customisés. En rénovation, l’apposition de nouvelles couches en surépaisseur, par strates, rappelle les papiers peints ajoutés au fil du temps. Aussi, la rénovation thermique par l’extérieur bouscule la conception du simple ravalement et pose la question de la mémoire en architecture. À rebours du façadisme des années 1990 qui consistait à évider les bâtiments haussmanniens pour n’en conserver que l’aspect, la tendance actuelle est à l’hybridation, entre conservation, mutations et identités. Ce dossier réunit des exemples architecturaux récents et des solutions techniques pour contourner la standardisation et l’ennui. 

  • Entretien avec Heleen Hart & Mathieu Berteloot, Atelier HBAAT : Dessine moi une maison

    Après la visite du cinéma municipal de Marcq-en-Barœul, lauréat du Grand Prix d’architectures 10+1 2021, puis du tiers-lieu de Cappelle-en-Pévèle et de la maison unifamiliale de Lambersart, nous retournons à l’agence, une ancienne salle de bal située dans Wazemmes, un quartier populaire de Lille. C’est un vaste espace de travail et d’expérimentation, un atelier qui, avec sa grande cuisine, reste proche d’un espace domestique. Nous prenons place parmi un amoncellement de maquettes de projets en cours...

  • Exposition : Le double pouvoir de l’architecte et l’habitant

    Dirigé depuis avril 2021 par Fabrizio Gallanti, le centre d’architecture arc en rêve laisse petit à petit découvrir sa nouvelle programmation dans une certaine continuité avec le projet de Francine Fort et Michel Jacques, les fondateurs de l’association. Monographies et cartes blanches à des auteurs constituent pour l’instant les axes forts de la stratégie d’ouverture au public.

  • L'architecture ou l'art de transformer le réel. (7/9) « Re » comme leitmotiv

    À la charnière des années 1970 et 1980, alors que fonctionnalisme et style international sont de plus en plus remis en question, le postmodernisme fait son entrée fracassante sur la scène architecturale. Parallèlement, dans le sillage de la voie ouverte par Carlo Scarpa, une autre approche de l’architecture, celle de la transformation, reprend des couleurs avant d’être bientôt célébrée. Sous le coup de problématiques émergentes, comme la désindustrialisation massive, ou encore une patrimonialisation élargie et accélérée du bâti, les formes d’intervention dans ce domaine se multiplient tout en se diversifiant, offrant une infinie variété de solutions architecturales. La part croissante, et bientôt majoritaire, prise par les chantiers dans l’existant, comparée à celle des constructions neuves fera le reste. Ainsi à l’aube du XXIe siècle, cette pratique a pris, chez les architectes, une place tellement considérable qu’aucune agence n’y échappe plus.

  • Le réemploi de terre cuite compose de nouvelles façades

    Plus évident pour le design de mobilier ou les éléments de second œuvre, le réemploi de matériaux pour la façade en est encore à ses balbutiements... Jusqu’au jour où se développeront les méthodes de réemploi d’éléments porteurs. Deux chantiers en cours – l’un à Pierrefitte-sur-Seine, l’autre à Lasbordes dans l’Aude – ont donné naissance à des prototypes de façades qui, à leur manière, explorent le réemploi de la terre cuite. Le premier associe des briques de parement de seconde main à des briques neuves. Le second prévoit une toiture et un bardage de tuiles plates déclassées, issues de différents stocks. Ces approches, d’abord liées à des problématiques logistiques et d’approvisionnement, posent des questions techniques dont les réponses permettront de faire entrer un peu plus la logique de réemploi dans les pratiques courantes.

  • Les ABF aussi en première ligne pour défendre le patrimoine contemporain

    Rôle délétère de l’ANRU pour financer la destruction des logements, inquiétude devant la généralisation de l’isolation thermique des bâtiments sans recours à l’expertise des architectes, potentiel contre-productif de certaines mesures environnementales... quel rôle peuvent jouer les ABF face à ces menaces ? Nous avons demandé à Jean-Lucien Guenoun, secrétaire général du Syndicat national de l’environnement, de l’architecture et de l’urbanisme (SNATEAU), de nous éclairer.

  • LOIN DE L’ARCHITECTURE, L’EXPANSION LOGISTIQUE

    Des gigantesques plateformes envahissant les champs aux espaces cachés dans les villes, l’activité logistique est partout sans qu’on y prête attention.

    Il a fallu une pandémie mondiale pour prendre la mesure de notre très grande dépendance à ses flux mondialisés et sa chaîne d’entrepôts. Pour les acteurs qui orchestrent son développement, elle est avant tout perçue comme un outil qui se doit d’être toujours plus sophistiqué dans son process. Pour le bâtiment, on s’en tiendra à des logiques purement fonctionnelles. L’architecture ne rentre pas encore dans le radar de la logistique... et inversement. S’annonce néanmoins un cadre réglementaire qui pourrait obliger à lui réserver une place. La prise de conscience des enjeux climatiques, l’artificialisation éhontée des sols, le refus des urbains de subir les nuisances des poids-lourds – tout en plébiscitant les livraisons express – ne laissent en effet guère d’autres choix aux collectivités que de travailler avec les promoteurs-développeurs pour sortir du générique et favoriser l’émergence de nouvelles typologies. Dans cette recherche, les architectes ont évidemment un rôle indispensable pour peu qu’on les incite concrètement à y prendre part – par le biais des concours notamment et en cessant de brandir la nécessité d’être un spécialiste de ces programmes. De là à imaginer que ces lieux où l’on stocke, conditionne, distribue, finissent par constituer un patrimoine aussi puissant que les châteaux ouvriers de l’ère industrielle... le chemin sera long.

  • MBL architectes : MBL, l'opportune

    2022 est l’année de la révélation pour l’agence MBL. Lauréate du projet de transformation du siège de l’aPhP aux côtés de Dominique Perrault, h2o et Nicolas Dorval-Bory, elle est également mise à l’honneur dans l’exposition « impasse des Lilas », présentée dans la grande galerie d’arc en rêve du 19 mai au 28 septembre 2022. Au milieu des 100 œuvres présentées, l’agence ne dévoile qu’une part infime de sa production architecturale, estimant avec humilité que chaque projet pris individuellement ne constitue pas une œuvre, mais que sa pensée s’explore dans la totalité en effaçant toute forme de hiérarchie. Pour autant, il s’avère intéressant de retracer ce parcours en y instaurant une chronologie.

  • Minimal et ambigu : Centre logistique de Fondeyre, Toulouse

    Maîtres d'ouvrages : Lumin’Toulouse / Toulouse Logistique Urbaine
    Maîtres d'oeuvres : Experience (Tristan Chadney, Laurent Esmilaire et Éric Lapierre) – Paysagiste : Bassinet Turquin Paysage – BET : Batiserf (structure), INEX Ingénierie (fluides), BETIP (VRD), Ginger (démolition), Bureau Michel Forgue (économie)
    Surface : 18 000 m2 SDP, 26 000 m2 SHOB (prend en compte notamment les espaces de travail extérieurs sous auvent), 13200m2 d’espaces verts
    Coût : bâtiments, 18 millions d’euros (700 euros/m2 SHOB) ; VRD et espaces verts, 6,2 millions d’euros ; déconstruction, 1 million d’euros ; total, 25,2 millions d’euros
    Date de livraison :2021

  • Notre-Dame : le parvis de la concorde

    Deux ans après la remise des résultats de la Mission Île de la Cité et les hypothèses de Dominique Perrault pour la reconfiguration de l’intégralité du site, le sinistre qu’a connu Notre-Dame, le 15 avril 2019, a sonné pour beaucoup l’heure de passer à l’action. Si la décision prise dès juillet 2020 à l’égard du monument pour une restauration à l’identique demeurera entachée d’une forme d’incapacité à insérer cette intervention dans une dynamique de notre temps, la question des abords a fini par attirer l’attention de la Ville. Le lauréat de la consultation lancée à l’automne 2021 sous la forme d’un dialogue compétitif entre les quatre équipes finalistes a été proclamé le 27 juin dernier. Il s’agit de l’équipe dirigée par le paysagiste Bas Smets. La Ville se dispose-t-elle sur l’aménagement des abords qui relèvent de sa responsabilité à se montrer moins passéiste que l’État, propriétaire du monument ?

     

  • Reconstruire le sol. Dialogue compétitif pour le réaménagement des abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris

    Comment aménager le parvis d’une cathédrale qui s’élève toujours sans toiture depuis son incendie traumatique ? Un projet placé au cœur d’un site en totale recomposition : reconstruction d’une icône nationale, exil du tribunal de grande instance, privatisation partielle de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu. Avant le retour de millions de touristes venus du monde entier...