Junzô Sakakura à l’honneur à la Maison de la Culture du Japon

Rédigé par Coraline BLAISE
Publié le 05/05/2017

La Maison de la Culture du Japon de Paris retrace jusqu’au 8 Juillet le parcours de l'un des architectes japonais les plus importants du mouvement moderne. Bien que méconnu en France, Junzô Sakakura a été parmi les premiers à tisser des liens entre Asie et Europe. De son séjour à Paris dans l'atelier de Le Corbusier aux équipements emblématiques construits au Japon, Junzô Sakakura n'a cessé d’œuvrer à toutes les échelles. Une constante dans ses projets : la recherche de l’épure et de l’équilibre.

Issu d'une famille de brasseurs de Saké, rien ne prédestinait Junzô Sakakura à devenir une figure majeure de l'architecture de son temps si ce n'est sa détermination. En 1929, il quitte le Japon pour la France dans l'espoir d'apprendre des plus grands de la discipline, dont Le Corbusier. Il sera pendant 8 ans son collaborateur à l'Atelier du 35 Rue de Sèvres.

Cette première étape décisive de la carrière de Sakakura inaugure l’exposition richement documentée qui lui est dédiée à Paris. L’influence de Charles-Edouard Jeanneret se fait ressentir tout au long du parcours. Le concept de Le Corbusier pour le « musée à croissance illimitée » a d’ailleurs guidé les projets les plus remarquables du japonais.

 

Ainsi, le Pavillon du Japon de l’Exposition internationale de Paris en 1937 vaut à Sakakura le Grand prix d’architecture de l’évènement. En 1951, il inaugure le Musée d’Art Moderne de Kamakura. En 1959, avec Maekawa et Yoshizaka deux autres disciples de Le Corbusier, il assiste ce dernier dans la conception du Musée National des Beaux Arts de l’Occident à Tokyo.

 

De son retour au Japon en 1939 à sa mort en 1969, la production de Sakakura est abondante. Il construit des infrastructures hybrides mêlant transports et loisirs au cœur d’Osaka et Tokyo ou encore une série de mairies dans des contextes moins denses, en rapport avec le grand paysage.

L’architecte explore aussi largement la question du mobilier : un pan de sa pratique nourri par sa rencontre avec Charlotte Perriand en France.

 

Grâce à une multitude de films, maquettes, modélisations 3D et des documents d’archives mis à disposition par l’Agence nationale japonaise des affaires culturelles, l’exposition "Junzô Sakakura, une architecture pour l'homme" rend compte de l’habilité de l’architecte à mêler modernisme occidental et identité nippone.

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