Commune à l’habitat dispersé à environ quarante minutes de route du centre-ville de Toulouse, Montjoire en est suffisamment éloignée pour profiter de la qualité de vie rurale, mais en assez proche pour tirer parti des opportunités d’emploi de la région métropolitaine. Elle abrite à la fois des ingénieurs, des techniciens et des administratifs travaillant chez Airbus ou dans l’une des nombreuses fermes photovoltaïques en plein essor dans la région, ainsi que des ouvriers agricoles œuvrant dans les plantations environnantes, et qui bénéficient également du grand marché qu’est la Ville rose. Parmi celles-ci, les Serres de Bessières, une exploitation hydroponique de tomates de 4 hectares qui fonctionne toute l’année grâce à la chaleur récupérée de l’incinérateur de déchets voisin. Comme on peut le percevoir, il ne s’agit pas d’une commune défavorisée, mais d’un territoire qui se distingue par une synergie entre urbanisation, ruralité, technologie et agriculture pleinement exploitée.Le bourg est perché sur une colline qui sépare les vallées de la Garonne et du Tarn. Cette position stratégique en a fait un important bastion des cathares, une secte qui peuplait le Languedoc au Moyen Âge et qui considérait le monde matériel comme une création maléfique, opposée à la pureté spirituelle. Sur la place du village, située au centre du bourg, seule la mairie se distingue du (...) $##$ reste du bâti, avec quelques subtils éléments d’architecture civile, tels qu’un corps de log (...)
Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne