Copyright : ©Christian RICHTERS

Maîtres d'ouvrages : Mémorial De la Shoah, Paris ; Programmation Aubry & Guiget ; OPC ; Cicad Consultants
Maîtres d'oeuvres : Diener & Diener Architectes, Bâle ; Maître d'oeuvre/Architecte local: D2A ; Management Eric Lapierre Experience
Entreprises : BET: Economiste, Bureau Michel Fourgue ; Structure, SETE Bâtiment ; Façades, RFR Structures ; Fluides, Atelux Ingénieurie, Alto Ingénieurie ; Lumière, JP Lamoureux, Licht AG ; Sécurité, DJ Goode & Associés ; Acousticien, JP Lamoureux ; Sécurité Incendie, Casso ; Muséographie, Agence Fluo (Concept de base: Heller Entreprises, Zurich )
Surface SHON : 2365 m2


L'oeuvre de Roger Diener se reconnaît à sa concision. Elle témoigne d'une architecture en quête de formes élémentaires, qui fuit le démonstratif et privilégie un rapport intellectuel au monde, plutôt que sensuel ou émotionnel. Martin Steinmann a fait remarquer que, à l'inverse de l'opposition relevée par Bernard Huet entre l'oeuvre architecturale (qui exalte l'invention) et la ville comme « lieu de convention1 », les bâtiments de Diener semblent avoir pour but d'instaurer une relation entre l'architecture et la ville dans laquelle « l'une se fonde sur l'autre2 ». La conception du Mémorial dédié à la déportation des Juifs que Roger Diener vient de terminer face au lieu même de leur internement, à Drancy, jette un éclairage nouveau sur cette relation entre ses constructions et leurs sites. Neutre et sans affect, le bâtiment se fait instrument optique, lunette braquée vers l'ancien camp de détention. Le lieu symbolique s'efface devant le lieu réel, seul capable d'incarner l'histoire.


«Le Mémorial tire sa force de sa proximité immédiate avec l'emplacement historique du camp d'internement, écrit Roger Diener. Cette proximité suffit. » Se refusant à ajouter un monument au monument, il s'attache à intensifier la relation entre les deux sites. Ce lien devient le sujet même.



ImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImage