Maîtres d'ouvrages : Mémorial De la Shoah, Paris ;
Programmation Aubry & Guiget ; OPC ; Cicad Consultants
Maîtres d'oeuvres : Diener & Diener Architectes, Bâle
; Maître d'oeuvre/Architecte local: D2A ; Management Eric Lapierre
Experience
Entreprises : BET: Economiste, Bureau Michel Fourgue
; Structure, SETE Bâtiment ; Façades, RFR Structures ; Fluides,
Atelux Ingénieurie, Alto Ingénieurie ; Lumière, JP Lamoureux,
Licht AG ; Sécurité, DJ Goode & Associés ; Acousticien, JP
Lamoureux ; Sécurité Incendie, Casso ; Muséographie, Agence Fluo
(Concept de base: Heller Entreprises, Zurich )
Surface SHON : 2365 m2
L'oeuvre de Roger Diener se reconnaît à sa concision. Elle
témoigne d'une architecture en quête de formes élémentaires, qui
fuit le démonstratif et privilégie un rapport intellectuel au
monde, plutôt que sensuel ou émotionnel. Martin Steinmann a fait
remarquer que, à l'inverse de l'opposition relevée par Bernard Huet
entre l'oeuvre architecturale (qui exalte l'invention) et la ville
comme « lieu de convention1 », les bâtiments de Diener
semblent avoir pour but d'instaurer une relation entre l'architecture
et la ville dans laquelle « l'une se fonde sur l'autre2
». La conception du Mémorial dédié à la déportation des Juifs
que Roger Diener vient de terminer face au lieu même de leur
internement, à Drancy, jette un éclairage nouveau sur cette
relation entre ses constructions et leurs sites. Neutre et sans
affect, le bâtiment se fait instrument optique, lunette braquée
vers l'ancien camp de détention. Le lieu symbolique s'efface devant
le lieu réel, seul capable d'incarner l'histoire.
«Le Mémorial tire sa force de sa proximité immédiate avec
l'emplacement historique du camp d'internement, écrit Roger Diener.
Cette proximité suffit. » Se refusant à ajouter un monument au
monument, il s'attache à intensifier la relation entre les deux
sites. Ce lien devient le sujet même.