Maîtres d'oeuvres : Gelin-Lafon, architectes - BET : bureau d'études tous corps d'état, COTEC, chefs de projet : Lorraine Perrot, études, Pauline Lécrivain, chantier
Entreprises : SACIEG-TAM, tout corps d'état, Pierre-Evolution, façades
Surface SHON : 4 454 m2 habitables, 5 363 m2 hors oeuvre net, 390 m2 utiles de commerce
Cout : 8,3 M € HT
Date de livraison : mai 2013
Comment concevoir un bâtiment qui génère du lien social davantage qu'un bâtiment de logement social ? Comment créer un lieu ouvert, propice aux interactions entre les habitants, un lieu traversé quand le site est encore en devenir ?
L'agence a pris le parti de créer un
bâtiment tourné vers lui-même, sa cour, ses habitants, une sorte
de petite utopie sociale, un familistère moderne dans lequel les
habitants vivent et partagent un morceau de ville. Le projet prend place dans la ZAC
Pompadour, un quartier au dessin orthonormé et régulier proposant
des bâtiments alignés sur une route départementale, traversés
par de longues continuités vertes. Il se décompose en deux
bâtiments, l'un avec quatre niveaux de logements sur un socle de
commerces le long de l'avenue Duranton, l'autre avec trois
niveaux de logements le long de la rue Roland Roche. Au centre de la
parcelle, une cour, un jardin très arboré, au nivellement calé sur
la côte des plus hautes eaux, distribue les halls et les logements
en duplex du rez-de-jardin.
Une variété de typologie se déploie dans les bâtiments. Petits, grands, en attique, en duplex, ces logements proposant différentes manières d'habiter coexistent. Tous ont en commun de profiter de larges espaces extérieurs, interface directe entre l'espace partagé au coeur de l'îlot et les espaces de vie intimes. Ces logements désamorcent toute stigmatisation en tant qu'habitat social. Ils se situent à l'opposé des logements construits autour des années 60 dont les usagers proviennent pour la plupart : ils proposent de réelles variations entre les espaces privés et publics et une mise en oeuvre particulièrement soignée des façades, avec une peau en céramique émaillée et de larges menuiseries bois. Cette pérennité qui ne s'adresse pas seulement à la maîtrise d'ouvrage, signifie que l'on prend au sérieux, en tant qu'architecte, l'image de soi et l'image que l'on donne à autrui par le lieu où l'on habite.








