Copyright : ©Filip DUJARDIN
Maîtres d'ouvrages : Immobilière 3F
Maîtres d'oeuvres :
Gelin-Lafon, architectes - BET : bureau d'études tous corps d'état, COTEC, chefs de projet : Lorraine Perrot, études, Pauline Lécrivain, chantier
Entreprises : SACIEG-TAM, tout corps d'état, Pierre-Evolution, façades
Surface SHON : 4 454 m2 habitables, 5 363 m2 hors oeuvre net, 390 m2 utiles de commerce
Cout : 8,3 M € HT
Date de livraison :
mai 2013

Comment concevoir un bâtiment qui génère du lien social davantage qu'un bâtiment de logement social ? Comment créer un lieu ouvert, propice aux interactions entre les habitants, un lieu traversé quand le site est encore en devenir ?

L'agence a pris le parti de créer un bâtiment tourné vers lui-même, sa cour, ses habitants, une sorte de petite utopie sociale, un familistère moderne dans lequel les habitants vivent et par­tagent un morceau de ville. Le projet prend place dans la ZAC Pompadour, un quartier au dessin orthonormé et régulier proposant des bâtiments ali­gnés sur une route départementale, traversés par de longues continuités vertes. Il se décompose en deux bâtiments, l'un avec quatre niveaux de logements sur un socle de commerces le long de l'avenue Duranton, l'autre avec trois niveaux de logements le long de la rue Roland Roche. Au centre de la parcelle, une cour, un jardin très arboré, au nivellement calé sur la côte des plus hautes eaux, distribue les halls et les logements en duplex du rez-de-jardin.

Une variété de typologie se déploie dans les bâtiments. Petits, grands, en attique, en duplex, ces logements proposant diffé­rentes manières d'habiter coexistent. Tous ont en commun de profiter de larges espaces extérieurs, interface directe entre l'espace partagé au coeur de l'îlot et les espaces de vie intimes. Ces logements désamorcent toute stigmatisation en tant qu'ha­bitat social. Ils se situent à l'opposé des logements construits autour des années 60 dont les usagers proviennent pour la plupart : ils proposent de réelles variations entre les espaces privés et publics et une mise en oeuvre particulièrement soi­gnée des façades, avec une peau en céramique émaillée et de larges menuiseries bois. Cette pérennité qui ne s'adresse pas seulement à la maîtrise d'ouvrage, signifie que l'on prend au sérieux, en tant qu'architecte, l'image de soi et l'image que l'on donne à autrui par le lieu où l'on habite.

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