Copyright : ©Nicolas WALTEFAUGLE

Maîtrise d’ouvrage : Commune de Saint-Maurice-sous-les-Côtes
Maîtrise d’œuvre : OBIKA. Caroline Leloup Szalkowksi (architecte mandataire) et Katarina Dubravcova (architecte associée)
BET bois : RIBOIS
Mission : Base loi MOP
Surface : 70 m²
Coût : 110 000 € HT
Livraison : Février 2014

Au cœur du Parc Naturel de Lorraine, La Chapelle Sainte-Geneviève se trouve sur les sentiers de randonnée des côtes de Meuse, un site naturel où la forêt est le principal décor. Le projet a pour objectif d’offrir un lieu d’accueil pour les randonneurs mais également pour des manifestations estivales organisées par la commune de Saint-Maurice sous les Côtes.


Il s’agissait d’organiser, plus que de transformer, cet environnement naturel afin que ce lieu redevienne habité. Une partie ouverte aux randonneurs pour offrir un abris ponctuel, une partie fermée proposant différentes activités: exposition, lecture, musique, refuge.


Le scénario envisagé propose de préserver le profil de la Chapelle et de le prolonger à l’extérieur grâce à la multiplication de la charpente. Imaginé comme une « boîte dans la boîte », composé d’éléments moisés, pré-assemblés, l’ensemble est réalisé en matériaux respectueux de l’environnement par des entreprises locales.


Dépouillée des éléments additionnels, la Chapelle retrouve sa silhouette originelle et reconnaissable que l’on accentue en la prolongeant au-delà du bâti existant par un squelette de bois. Le principe est de remplacer la charpente existante (endommagée par l’incendie) par une nouvelle charpente en bois dense et répétitive, qui sera habillée différemment selon l’endroit. Le rythme des bois est accentué par des tasseaux en mélèze qui recouvrent l’ensemble de la toiture.


À l’intérieur la densité de la structure, avec l’ajout de petits bois transversaux, redonne à voir le plafond vouté qui existait. Les murs de pierres et de briques sont juste restaurés. Les matériaux et la densité permettent d’intégrer au mieux le bâtiment dans la forêt: les tasseaux en couverture rappelle le branchage des arbres tout en contrastant par leur régularité. La membrane cuivrée se patinera avec le temps et disparaîtra au coté de la partie vitrée de l’autel qui deviendra le point phare du bâti.


Texte rédigé par OBIKA architecture
Photographies de  Nicolas Waltefaugle

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