Copyright : ©Peter Wilson

Maîtres d'ouvrages : Municipalité de Korça
Maîtres d'oeuvres : BOLLES+WILSON / Dea Studio
Programme :  culturel
Date de livraison : 2017

Histoire :

Le théâtre à Korça était initialement un cadeau de Moscou pour la République populaire socialiste d’Albanie avant qu’elle ne conteste le Post-Statisme Russe. L’architecture soviétique du bâtiment a ensuite été transformée en style Art Déco des Balkans. Son vaste square triangulaire, assez grand pour les parades nationalistes, a fait l’objet de rénovations lorsqu’en 2009, l’agence d’architecture BOLLES+WILSON a gagné le concours international d’aménagement du centre historique de Korça. L’axe principal du plan directeur de la ville est le Boulevard Shën Gjergji (St George), le nouveau hub de la ville. C’est une promenade piétonne qui aboutit sur la place où culmine le campanile « Red Bar in the Sky » de BOLLES+WILSON.

 

Théâtre :

Le théâtre à lui fait l’objet de la deuxième intervention. Il devait littéralement retrouver un nouveau visage (ou plusieurs nouveaux visages). Sa capacité d’accueil est passée de 300 à 415 sièges en transformant l’auditorium à deux niveaux, en un grand plan en incliné. Pour ce projet, l’agence BOLLES+WILSON a beaucoup expérimenté le dessin à la main grâce à l’architecte Peter Wilson. Ses croquis leur ont permis de travailler en coordination avec l’agence d’architecture locale DEA Studio. Cette méthodologie, caractéristique du studio BOLLES+WILSON, facilite les interactions entre les différents corps de métiers et d’éviter les erreurs d’interprétations liées à la barrière de la langue.

 

Masques :

Les masques de tragi-comédie appartiennent quant à eux à l’iconographie du Théâtre. Ils sont ici accompagnés de 140 plus petits masques artisanaux en terracotta réalisés par un potier local, Vassilaq Kolevica. Les masques individuels mesurent 80 cm de haut. Ils occupent respectivement un des carrés de la façade Art déco. Le masque comique se déploie sur le côté annexe (qui accueille maintenant un escalier), un cube recouvert de basalte noir. Le masque tragique noir est convexe tandis que le masque comique blanc est lui concave – les principes constructifs de ces deux masques ont aussi été dessinés à la main. Le périmètre du visage est défini à l’intérieur par un profil en acier inoxydable dont le plastique indenté blanc est enfoncé. L’inquiétante silhouette noire du masque tragique est-elle construite en blocs isolants de polystyrène. La surface est ici encore une fois plâtrée pour s’apparenter aux masques japonais « Nô ». La limite des rayons a aussi été dessinée, mais une démonstration avec un couteau à pain a finalement été nécessaire pour communiquer avec les constructeurs.


Traduit de l'anglais au français par: Agathe Viguier
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