Copyright : ©Takuji SHIMMURA

Maîtres d'ouvrages : Ville de Thonon-les-Bains
Maîtres d’œuvres : Atelier Novembre (architecte mandataire, mobilier), Atelier Donjerkovic (Architecte du Patrimoine) 
Entreprises : Artelia (Bureau d'études TCE & Economie), Scénarchie (Scénographe), 8'18'' (Concepteur lumière), In Situ (Acousticien), Studio b-headroom (Couleur &Signalétique)
Surface SHON : 5900 m²
Cout : 11 M € H.T.
Date de livraison : mars 2019

Situé à la limite du centre historique de Thonon-les-Bains et d'un quartier restructuré dans les années 1980, cet ancien monastère des Visitandines témoigne, dans sa structure même, des mutations de la ville depuis le XVIIe siècle. Il présente en effet une variété de constructions, de géométries et d’altimétries héritées de quatre siècles de remaniements.


Pour l’atelier Novembre, l’un des principaux enjeux du projet consiste à réinsuffler une cohérence architecturale à ce corps de bâtiments disparates pour concevoir un équipement qui génère du lien social et qui participe à la dynamique de la Ville.


La proposition architecturale s'attache alors à conserver la mémoire du lieu tout en cherchant à corriger les dysfonctionnements et à fluidifier les parcours. C’est une recherche d’équilibre subtil entre le respect des dispositions anciennes, puisqu’il s’agit d’un bâtiment patrimonial, et sa nécessaire évolution pour répondre à la fois aux exigences programmatiques, d’usages, d’accessibilité et de sécurité. Le projet est donc abordé sans posture prédéfinie, en s'efforçant d’appréhender les potentialités du lieu pour en révéler les qualités intrinsèques.

Sur la base d’un diagnostic historique précis, l’approche patrimoniale s’applique à accompagner, révéler, poursuivre l’histoire du site. Le renouveau s’esquisse à travers la conservation et la lecture des volumes existants et des matériaux présents. Les principes de circulations, reposant sur des cheminements autour du cloître, sont mis en valeur, connectés par des points singuliers où se développent les circulations verticales. La construction d’une verrière au-dessus du cloître génère une nouvelle spatialité, le confortant dans sa centralité par les différents services qu’il distribue.


Pour répartir de manière claire et lisible les entités fonctionnelles – qui nécessitent des autonomies de fonctionnement et d’accès –, les « glissements »  opérés respectent la morphologie des bâtiments historiques et profitent, en retour, de la variété des volumes pour scénographier et valoriser les fonctions abritées.


Une recherche d’harmonies et d’équilibres est élaborée en interaction permanente avec la mise en place des fonctionnalités souhaitées. L’extension accueillant l’auditorium déploie un volume simple et compact en réponse à ce souci de cohérence architecturale. Sa volumétrie, son échelle, ses couleurs et son épiderme s’inspirent de la nature des existants pour assurer la continuité et poursuivre la sédimentation historique des lieux.


Dans le traitement de ces espaces et des abords, lumières, matières et couleurs se conjuguent pour donner à l’ensemble une ambiance chaleureuse et conviviale.

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