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Maître d'ouvrage : privé
Maîtres d'oeuvre : Alison Brooks (architecte), Michael Baigent Orla Kelly Ltd (BET structure), Adair Associates (économiste), Hutton & Rostron (experts en patrimoine et pathologies des bâtiments)
Surface : 400m² (maison) + 169m² (extension) 
Matériau : Corian
Date de livraison : 2011

Dans le nord de Londres, Alison Brooks signe l’extension contemporaine d’une maison victorienne. La géométrie complexe des deux volumes alterne pans vitrés et surfaces opaques noires.


Livrée il y a quelques années déjà dans le quartier de Canonbury, cette extension de maison est l’un des rares exemples utilisations d’un Solid surface autre que blanc en façade. La commande passée à Alison Brooks consistait à rénover et agrandir une maison mitoyenne victorienne à l’abandon. D’un point de vue programmatique, il s’agissait de repenser l’édifice existant comme une habitation familiale adaptée à la vie contemporaine et de concevoir une extension pour accueillir l’activité professionnelle du client : une agence photographique. Protégée comme « Listed Building » (Grade B) – équivalent britannique de nos Monuments historiques – la maison devait se plier à un certain nombre de contraintes parmi lesquelles l’obligation d’une extension invisible depuis la rue. Celle-ci prend place à l’arrière de la maison côté jardin où un noyer, lui aussi protégé, a dicté les limites de la nouvelle construction. En deux volumes, l’extension prend la forme d’une série de pans trapézoïdaux totalement opaques ou totalement vitrés pour établir un lien direct avec le jardin. Malgré sa géométrie particulière et une écriture très différente de l’édifice originel, l’extension s’étire depuis la maison, jouant la continuité spatiale. Pour matérialiser ce nouveau volume, l’architecte souhaitait une monomatière renforçant son approche plastique et sculpturale du projet. « La complexité de la géométrie du bâtiment exigeait un matériau de bardage plat et stable sur le plan dimensionnel, qui puisse être découpé selon des formes précises », explique l’architecte. Dans un premier temps le zinc fut envisagé, mais sur le chantier, le choix s’est finalement porté sur des panneaux de Corian de couleur noire, dont les qualités esthétiques répondaient mieux aux attentes du client. Pour l’architecte, c’était aussi une façon d’obtenir des angles plus francs. Les tuyaux de descente des eaux pluviales et les gouttières sont dissimulés derrière le pare-pluie, renforçant l’effet recherché. Les panneaux ont été collés directement sur les rails métalliques, supports du bardage, à l’aide de bandes adhésives sans autre fixation.

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