Alors que des soupçons de corruption
de plus en plus forts pèsent au sein de la FIFA sur l'attribution
de la Coupe de monde de football 2022 au Qatar, la composition de
l'équipe d'architectes chargés de la réhabilitation et rénovation
du stade Al Rayyan vient d'être révélée. Il s'agit de Pascall +
Watson, associé à Pattern Architects, deux agences corporate
britanniques (avec le paysagiste anglais Gillespie et les
entreprises Aecom et Ramboll).
Le stade existant verra sa capacité doubler, passant de 22 000 à 44 000 places, et sera doté d'une double peau digitale, permettant de diffuser le score, des vidéos et photos des joueurs et du public et toutes sortes d'informations. Comme le stade Al Wakrah - dont on doit la forme plutôt « intrigante » à Zaha Hadid -, il sera doté d'un système de climatisation permettant de maintenir le terrain à une température optimale de 26°C et les tribunes entre 24º et 28°. Ce dispositif, bien qu'obligatoire, pourrait s'avérer peu nécessaire si la FIFA décidait de déplacer la Coupe de monde 2022 en hiver, comme les rumeurs le laissent prévoir. Également, le tiers supérieur des tribunes sera démonté après la Coupe du monde et donné à des pays voisins en manque d'infrastructures sportives.
Sur les 12 stades prévus, il en reste encore 10 (dont celui de 86 000 places qui accueillera la finale) dont les équipes d'architectes ne sont pas encore connues. Les nominations devraient intervenir d'ici les prochains mois, toujours sur fond de controverses sur les conditions de vie et de travail des ouvriers de la construction au Qatar. Notons cependant que sous la pression internationale, le Qatar a annoncé la mise en place de normes régissant les conditions de travail des ouvriers travaillant sur la construction des stades. Un bon début selon Amnesty International, mais insuffisant puisqu'il exclut tous les autres travailleurs participant à la construction des autres infrastructures nécessaires à l'accueil de la Coupe de monde (Hôtels, aéroport, restaurants, gares...)