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Bernard Zehrfuss (1911-1996), figure majeure de l'architecture française des Trente Glorieuses, est aujourd'hui et jusqu'à mi-octobre le sujet d'une petite exposition à la Cité de l'Architecture (CAPA).

Bernard Zehrfuss est diplômé de l'Ecole des beaux-arts et Premier Grand Prix de Rome en 1939. Son architecture est un savant mélange de prouesses techniques et de recherches plastiques. Pour ce faire, il travail aux côtés des grands ingénieurs de son temps, Jean Prouvé, Pier Luigi Nervi ou Nicolas Esquillan et côtoie des artistes comme Pablo Picasso ou Joan Miro.

Parmi ses plus grands oeuvres, on retrouve le CNIT de la Défense construit entre 1954 et 1958. Autoportante, cette structure en double voile de béton armé de 6 cm d'épaisseur repose sur 3 culée de béton de 84 tonnes reliées par des tirants en acier. Elle reste à ce jour la plus grande voûte au monde et André Malraux, Ministre de la Culture, s'écriera lors de l'inauguration : « Depuis les grandes cathédrales gothiques, on n'a rien fait de semblable ! ».

Son bâtiment pour l'ancien siège Siemens à St-Denis, aujourd'hui transformé, est également une performance technique : les planchers soutenus par des poutres métalliques viennent se suspendre sur un noyau de béton grâce à des tirants, laissant la façade en panneaux aluminium libre de se greffer sur l'ossature. Un de ses plus beaux bâtiments, réalisé pour Sandoz avec l'architecte suisse Burckhardt et Jean Prouvé à Rueil-Malmaison en 1962 vient d'être démoli par Novartis alors qu'il était en parfait état.

Le soucis du détail de Bernard Zehrfuss se reflète dans les objets que sont ses escaliers. Le plus marquant reste probablement celui du musée gallo-romain de Fourvière à Lyon, hélicoïdale et de béton brut, permettant de relier le hall d'accueil au début de la visite


Plus d'infos sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine

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