Mois de la Photo. Le photographe Thomas Jorion présente à la galerie Insula une quinzaine de clichés de lieux délaissés. De l'Italie aux États-Unis en passant par le Japon et la Pologne, il parcourt le monde pour photographier des édifices désertés aux typologies diverses. Avion, hôpital, hôtel ou centrale nucléaire, la fonction d'origine de ces constructions est difficile à deviner.
En quête de mondes disparus dont les édifices sont les derniers vestiges, Thomas Jorion réalise un travail d'investigation pour chacun de ses reportages. Chercher les sites, les moyens d’y accéder, faire des repérages, trouver le bon angle, attendre la lumière, respecter le temps de pause. Ancien juriste et photographe autodidacte, il est resté fidèle à l'argentique et continue de réaliser ses images en lumière naturelle avec une chambre 4x5. « Ce que je photographie, ce sont des architectures et le travail à la chambre, que j’ai découvert fortuitement il y a 7 ans, convient parfaitement pour ça. Il permet d’obtenir des perspectives impeccables, de restituer fidèlement l’espace et la lumière. La chambre est en outre l’outil des gens qui ne sont pas pressés », confie-t-il. Une exposition à découvrir jusqu'au 29 novembre.
Galerie Insula, Paris 6e
Du 6 au 29
novembre 2014




