Copyright : ©Frédéric CHAUME

8 et 9 juin, Frédéric Chaume est au quartier des Batignolles (Paris 17e) pour dessiner le chantier du Palais de Justice de Paris de Renzo Piano.


4 et 5 juin, il retourne à la Philharmonie de Paris, puis part assister au démontage de l'une des grues du chantier de la résidence pour étudiants de Jacques Moussafir (grand projet mixte, boulevard d'Indochine, Paris 19e).


26 mai, toujours boulevard d'Indochine, il dessine l'immeuble de bureaux Visalto de l'Atelier 2/3/4 (grand projet mixte, boulevard d'Indochine, Paris 19e).


23 mai, il se rend place du Colonel Fabien au siège du PCF de Niemeyer (1965-1971 ; 1979-1980), et part retrouver le chantier de l'immeuble de bureaux Visalto de l'Atelier 2/3/4.


19 mai, Porte de Pantin, il ne se lasse pas de dessiner la Philharmonie de Paris.




Frédéric Chaume dessine la ville en mouvement. Allées et venues des grues, chocs réguliers des marteaux, vibrations des perceuses ou roulements mécaniques des chariots élévateurs : plus que l'édifice détruit ou achevé, c'est l'évolution incessante du chantier qui l'intéresse. Dessinateur d'ambiance urbaine et architecte d'intérieur, cet ancien élève de l'École Camondo dit « croquer la ville sur le vif, comme une urgence. »


Une habitude prise depuis une dizaine d'années au quartier Masséna dans le 13e arrondissement de Paris. Étonné par ce qui était un no man's land, il a souhaité capter les environs en réalisant dessins à l'encre de chine et reportage photographique. Depuis, toujours muni de son carnet A6, il ne lâche plus son feutre plume, ses aquarelles et sa pierre noire. Toujours à vélo, en quête d'espaces en vrac où tout s'entasse et s'agite. Il revient régulièrement sur un même lieu pour suivre et montrer ses évolutions. Des dessins qui lui permettent de réaliser aussi des gravures. « Un bâtiment en construction est vivant. Une fois terminé, cette effervescence disparaît, il devient inerte, presque mort. » C'est une plongée atypique dans le monde de l'architecture, loin des images emblématiques ou reluisantes : « je préfère ces choses pas forcément remarquables, mais indispensables. » Du chantier de la Philharmonie de Paris (19e), il se souvient des grues, « ces insectes fourmillant, qui ne s'arrêtent jamais. » De celui de l'Hipark Hotel (19e) de Manuelle Gautrand, il ne retient que « la boue, les amas de terre et les engins. »



Rendez-vous : régulièrement, darchitectures.com publiera les dessins des dernières déambulations de Frédéric Chaume.

ImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImage