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Comment penser la mutation du tissu urbain parisien? Voilà la question posée aux étudiants en architecture, urbanisme, paysage ou école d'ingénieur, de France ou d'ailleurs, par le CAUE de Paris et ses partenaires. Ce concours d'idées, dont les 11 lauréats ont été dévoilés le 9 mars, invitait les 111 équipes candidates à réfléchir sur trois thématiques réparties sur trois sites : « recomposer les parcelles pour densifier et surélever le bâti » (24, 26 et 28 rue du faubourg du Temple), « proposer des usages innovants sur les toits parisiens » (rue Bouchardon) et « penser la rue de demain, comme espace d'accueil pour les services partagés » (autour du carreau du Temple).


« Mutation urbaine » propose de répondre à un double enjeu :


1. « Montrer comment le tissu urbain existant peut devenir le support d'innovations architecturales et environnementales, pour inciter les acteurs privés (ici les copropriétés) à participer à l'évolution et à l'amélioration du bâti parisien. »


2. « Utiliser le potentiel de densification et de mutation de l'existant, pour préserver le foncier libre et construire la ville durable de demain. »


Les projets lauréats ont ainsi composé avec l'existant cherchant à répondre aux problématiques contemporaines ou générées par un bâti ancien. Le contexte complexe a poussé les participants à mutualiser certains usages, à penser la biodiversité urbaine et ses dispositifs, ou encore à réfléchir à l'amélioration de l'existant. Les toits et la rue ont été investis pour offrir de nouveaux espaces ou fonctions, alors que les façades ont été repensées pour répondre aux problèmes actuels d'améliorations thermiques. Le but étant de « transformer la ville sur elle-même ».


Ce concours a donné la parole aux habitants qui ont pu élire deux projets dans les catégories prospectant une intervention sur l'existant. Si certains appels à projets propose de la « co-conception » ici l'enjeu était plutôt la communication du projet : d'une part, sensibiliser habitants, copropriétés et syndicats aux questions architecturales et urbaines, d'autre part montrer aux futurs professionnels la complexité de ces situations, où il ne s'agit pas de répondre à un commanditaire unique mais à un ensemble de copropriétaires. Les partenaires du CAUE étant la Ville de Paris et Soliha Paris-Hauts de Seine-Val d'Oise (opérateur du secteur) on peut rêver que ses idées se concrétisent un jour. En attendant, vous avez jusqu'au 3 avril pour découvrir les projets lauréats à la Maison de l'Architecture en Île-de-France.


Les projets lauréats :


Site 1, 24 26 et 28 rue du faubourg du Temple :


1er prix : « Tissu progressif », Lisa TENA et Julie CONAN (ENSA Paris Malaquais)


2eme prix : « Rez-de-toiture », Nicolas CAYOL, Lucas HADJIMICHALIS, Tristan WELTY (ENSA Paris Val de Seine)


prix des copropriétaires : « Persienne sur cour », Carla CAUSSE, Loic LE MERCIER, Pierre FONSECA (ENSA Paris-Malaquais, INSA Strasbourg)


mention spéciale : « Une nouvelle strate sur la ville », Emanuele PEREGO (Politecnico di Milano)


coup de coeur du CAUE : « Les trois cours », Jeremy GERME, Chloé THOMAZO et Yann Kevin CREFF (ENSA Paris Val de Seine, Science Po Paris)


Site 2, rue Bouchardon :


1er prix : « Nourrir la diversité pour de nouvelles formes d'habiter », Manon BOULANGER, Magali RISLER


2eme prix : «Pour une stratégie de réhabilitation verte », Francesca GUIDOLIN, Enrico ROBIN, Mattia CHINELLATO, Francesco MESSINA et Francesco CAUDA (Università Iuav di Venezia)


Site 3, autour du faubourg du Temple :


1er prix : « Les communs urbains », Marguerite WABLE, Lisa POLETTI-CLAVET (ENSA Paris Malaquais)


2eme prix : « À la conquête de la rue », Rozenn BALAY et Pany INTHAXOUM (ENSA Nantes)


prix des copropriétaires : « Play for Paris », Léa RITALY, Léonard DAUCHEZ et Baudouin SEGRÉ (ENSA Paris Val de Seine)


mention spéciale : « Harmoniser – associer - ajuster », Camille DEBUSSCHERE, Karine CHEMIN et Vincent CHARDON (ENSP Versailles)


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