Le 15 juin, Pierre Mansat et Mirelle Ferry convoquaient la presse pour annoncer l'entrée de l'Atelier International du Grand Paris (AIGP) dans une nouvelle ère de son existence. Pour la deuxième fois, son Conseil Scientifique se renouvelle. Un appel à candidature sera lancé en juillet, à l'issue duquel le Conseil d'Administration sélectionnera une vingtaine d'architectes urbanistes. Nouveau casting qu'il rendra public courant septembre.
On pouvait regretter le manque de mise en cohérence des derniers travaux des équipes d'experts, qui donnait de la métropole une vision riche mais diffuse ; l'AIGP 3 annonce clairement son ambition de construire un récit à grande échelle. Cette fois-ci, le Conseil Scientifique ne sera plus responsable des productions de l'Atelier ; il récupererait ainsi le recul critique qui lui faisait défaut depuis 2012. Chaque année, de nouveaux thèmes d'étude seront confiés par appels d'offres à des équipes spécialisées.
L'AIGP affiche d'autres ambitions, parmi lesquelles : le rajeunissement et la féminisation de son conseil, la multiplication de partenariats avec d'autres structures comme la Société du Grand Paris ou Grand Paris Aménagement, une meilleure diffusion des travaux, notamment auprès des élus.
Un débat public a lieu à la Maison de l'Architecture en Ile de France le 17 juin, qui entend porter un regard critique sur huit années de construction métropolitaine, en présence d'architectes urbanistes impliqués dans la Consultation Internationale du Grand Paris en 2008.
Six mois après la naissance institutionnelle de la Métropole du Grand Paris, l'AIGP met en scène le début d'une nouvelle saison de la saga métropolitaine, et veut renouveller le rôle de la profession. Action.

