L’émérite
membre de l’Académie des Beaux-Arts s’est éteint à l’âge de 80 ans. Paul Andreu
était devenu une des grandes figures de l’architecture aéroportuaire. L’Aérogare
1 Roissy Charles de Gaulle restera probablement comme son œuvre majeure. Il
était encore lundi aux côtés des architectes Dominique Perraut, Renzo Piano, Jean
Nouvel et Christian de Portzamparc à l’occasion de l’exposition Tadao Ando au
Centre Pompidou.
Diplômé des Beaux-Arts et polytechnicien, en
1968, il rejoint la « société Aéroports de Paris » où il a exercera
une grande partie de sa vie professionnelle. Spécialiste de l’architecture
aéroportuaire, il est à l’origine de Roissy Charles de Gaulle et nombreux
autres aérogares (Abu Dhabi, Jakarta, Le Caire…). Il affectionnait
particulièrement la symbolique de ces lieux de passage. Loin de se limiter aux aéroports, son œuvre
est complète. Elle parcourt le monde
entier entre aéroports, musées et centres d’arts dont l’emblématique Opéra
national de Pékin inauguré en 2007. Il est lauréat de nombreux prix dont le
Grand Prix national de l’architecture en 1977.
D’un naturel curieux et insatiable, c’est dans
d’autres disciplines qu’il a trouvé l’apport culturel indispensable à
l’enrichissement de sa pratique. Membre de l’Académie des beaux-arts depuis
1966, c’est à l’écriture et à la peinture que Paul Andreu s’essayait depuis plusieurs
années. Soucieux d’une synergie entre les arts, il affirmait que « la
seule manière de protéger sa culture, c’est d’accepter de la mettre en
danger ».