Depuis l’an 2000 et le Plan guide mené par Alexandre Chemetoff, L’île de Nantes a été un véritable terrain d'expérimentation en matière d'innovation urbaine. Marquée par la fermeture des chantiers navals en 1987, elle est devenue un sujet central des politiques urbaines lors des élections municipales de 1989. Sous l’impulsion de Jean-Marc Ayrault, un vaste projet de renouvellement urbain a été lancé dans les années 1990. En 2003, la Samoa a été chargée de piloter cette transformation. Aujourd’hui, une nouvelle étape, couvrant la période 2025-2032, vient d’être annoncée pour réaménager le sud-ouest de l’île.
La transformation de l’île de Nantes a été structurée en plusieurs grandes phases, chacune marquée par une approche spécifique. L’atelier de l’île de Nantes, conduit par Alexandre Chemetoff et Caroline Berthomieu, a remporté le premier marché en 1999, posant les bases du projet en élaborant un Plan guide initial. En 2010, une nouvelle dynamique a été insufflée avec l’arrivée de Marcel Smets et Anne-Mie Depuydt, qui ont introduit le Plan des transformations. Enfin, à partir de 2017, Jacqueline Osty, paysagiste mandataire, et Claire Schorter, architecte-urbaniste, ont pris le relais pour mettre en œuvre l’aménagement du sud-ouest avec un horizon d’intervention fixé à 2024.
Depuis le début de sa transformation, l’île de Nantes a été découpée en neuf secteurs aux identités et aux enjeux spécifiques : Les Fonderies, Tripode Viviani, Beaulieu, Mangin, République Les Ponts, Nouveau Quartier République, Quartier de la Création, Prairie-au-Duc / Parc des Chantiers, et Sud-Ouest. Cette organisation permet d’orienter les aménagements en fonction des besoins locaux, qu’il s’agisse de logements, d’espaces publics, ou de nouveaux équipements.
La nouvelle phase de travaux se concentrera sur le secteur Sud-Ouest, un territoire de 31 hectares allant du nouvel hôpital à la pointe de l’île. Parmi les aménagements prévus, un parc de 10 hectares en pleine terre sera au cœur du projet. Ce parc, intégré à un espace végétalisé plus vaste de 16 hectares incluant les berges et le jardin du Rail, devrait répondre à des enjeux environnementaux cruciaux tout en offrant un espace de vie de qualité pour les habitants.
Cette phase sera pilotée par l’agence de paysage D’ici là, reconnue pour son expertise en urbanisme écologique, et soutenue par une équipe pluridisciplinaire. Les travaux débuteront par une concertation citoyenne dès mars 2025.