Un architecte palestinien soutenu par deux écoles françaises meurt sous les bombes à Gaza
Ahmed Shamia, architecte palestinien dont la candidature avait été soutenue par les écoles nationales supérieures d’architecture de Paris-Est et de Paris-Val de Seine dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), est décédé le 13 mai 2025 à Gaza, des suites de ses blessures. Il avait été grièvement touché lors d’un bombardement mené par l’armée israélienne, qui poursuit ses opérations militaires dans l’enclave palestinienne malgré les condamnations répétées de la communauté internationale.
Mis en place en 2017 et coordonné par le Collège de France, le programme PAUSE vise à offrir un cadre sécurisé et un soutien financier aux chercheurs, artistes et intellectuels contraints de fuir leur pays d’origine en raison de conflits, de persécutions ou de répressions politiques. Grâce à ce dispositif, plus de 700 personnes ont pu être accueillies dans des établissements d’enseignement supérieur et de recherche en France. Ahmed Shamia avait reçu un avis favorable début avril, laissant espérer une évacuation prochaine vers la France.
Ce dernier espoir s’est tragiquement éteint le 13 mai. Selon le ministère palestinien de la Santé, le conflit a déjà fait plus de 50 000 morts, en majorité des civils. Le gouvernement israélien, dirigé par Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Yoav Gallant, continue les représailles massives lancées en octobre 2024 après les attaques terroristes perpétrées par la branche armée du Hamas. Tous deux font désormais l’objet de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les deux écoles françaises ont salué la mémoire d’un architecte engagé, dont la trajectoire, marquée par la création et le courage, aurait dû être protégée.