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Raves parties, discothèques, parcs d'attractions, bowlings ou cabarets, Marc Armengaud sait profiter de la nuit. Un brin dandy, il possède d'étonnantes anecdotes sur l'histoire nocturne de Paris et situe les yeux fermés tous les lieux de fêtes de la capitale. Mais le philosophe-urbaniste se passionne tout autant pour le marché de Rungis, les réseaux de maintenance du métro ou les sous-sols de l'esplanade de la Défense s'il peut les étudier avant le lever du soleil. Depuis plusieurs années, il tente de comprendre l'évolution de la ville nocturne à travers un atlas inédit, réalisé avec l'aide de l'agence AWP et l'atelier de la métropole fantôme, composé de ses étudiants de l'école d'architecture de Paris-Malaquais. Ensemble, ils cartographient les données sensibles, les usages, les infrastructures et les spatialités du territoire pour faire émerger le fonctionnement à grande échelle des nuits urbaines.
Jusqu'au 6 octobre, le Pavillon de l'Arsenal présente le résultat de ces recherches sous la forme d'une exposition regroupant des photographies grand tirage, des films historiques, des scenarii ainsi que de nombreuses cartes. Un catalogue de plus de 400 pages constitue « à sa façon, un manifeste rétroactif selon l'expression forgée par Rem Koolhaas, dont la valeur est avant tout prospective ». Pour l'occasion, l'institution propose des visites guidées de l'événement, des ateliers enfants, des explorations métropolitaines, des promenades fluviales, des conférences et des colloques.

Paris la nuit, chroniques nocturnes, du 23 mai au 6 octobre 2013, Pavillon de l'Arsenal, Paris IVe



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