Copyright : © DR
Chaque année en septembre, le Cersaie de Bologne réunit le meilleur de la production de céramique. Au-delà d’un simple salon du carrelage, il s’agit désormais d’expositions de céramiques architecturales, portées par une centaine d’entreprises familiales situées dans le district de Sassuolo en Émilie-Romagne. Cette région qui concentre à elle seule 90 % de la production italienne est le territoire des plus grandes innovations. Tout en continuant de puiser son inspiration dans ses spécificités locales – à l’instar du ceppo di gré, qui habille les façades milanaises ou du seminato vénitien –, elle inonde le marché mondial de collections complexes et élaborées et de plaques grand format devenues très techniques, pour sols, murs et façades. Sans pour autant laisser de côté l’imitation de matériaux naturels, les fabricants se tournent aujourd’hui vers la recherche de nouveaux langages. Produits grâce à des outils numériques de pointe, les marbres sont transfigurés, colorés, exaltés, et conviendront pour des boutiques ou des restaurants. En parallèle, les effets de surface et de texture font naître des granularités inédites et vibrantes, à l’œil comme au toucher, à tel point que la céramique d’aujourd’hui est en passe de s’octroyer une certaine… « authenticité ».

La déferlante 41zero42

Depuis sa création en 2013 par Martino Manni et Antonello Di Leonardo, la start-up 41zero42 vient chaque année concurrencer davantage les grands noms de la céramique italienne. À chaque édition du Cersaie, elle propose un panel de collections richement composées, aux partis pris forts et même risqués. Tirant son nom du code postal 41042 de la commune de Fiorano Modenese en Émilie-Romagne où elle s’est implantée, elle compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs qui parviennent à bousculer les codes d’un marché encore dominé par les imitations. Focus sur trois collections marquantes de cette année.

 (...)$##$

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne