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Après le premier volume relatant la formation et la rencontre avec Le Corbusier, Jacques Barsac livre le deuxième tome de ce que l’on peut qualifier d’« édition définitive de l’oeuvre de Charlotte Perriand ». De 1940 à 1955, du premier voyage au Japon à son retour à Tokyo, la designer est dans une phase intense de création. Elle est engagée comme conseillère au Kôgei Shidôsho, un institut chargé de promouvoir les savoir-faire traditionnels et de les développer pour l’exportation. Ell organise en 1941 l’exposition « Sélection, tradition, création » à Tokyo et Osaka, dans laquelle elle montre aussi ses meubles. Ces années seront évidemment cruciales par toutes les connaissances que sa curiosité lui fait acquérir auprès des maîtres japonais. Après un détour par l’Indochine, elle rentre en France en 1945 où Le Corbusier l’appelle pour l’aventure de l’Unité d’habitation de Marseille. Suit la longue et fructueuse collaboration avec Jean Prouvé, jusqu’au retour au Japon où elle suit son mari. Remarquablement illustrée (et imprimée), la monographie s’organise plutôt sous la forme d’une biographie, et c’est avec gourmandise que l’on se plonge dans les dessins, prototypes et réalisations d’une femme dont on se plaît à découvrir bien plus que ce que l’on croyait connaître.

Charlotte Perriand, l’oeuvre complète, vol. 2, Jacques Barsac, Éditions Norma, 513 p., 24 x 31 cm, 95 euros.