Heureuse
initiative de rééditer ces conversations de Louis I. Kahn avec ses
étudiants de l'université de Rice à Houston en 1968. L'architecte
ne donne jamais de recettes, il est porté par une vision quasi
mystique et c'est une des qualités de ce recueil que de tenter de
retranscrire sa voix et même jusqu'aux mouvements de ses mains. Avec
quelques photos mais surtout grâce à un petit essai de Lars Lerup,
« Haut les mains » : « Finalement, la main de
Kahn – toutes les mains – ne sont probablement pas des copies de
la raison, mais des simulacres de surface, des pièces d'une machine
dionysienne qui, lorsqu'on la laisse partir à l'aventure et faire,
nous libère de nos destins imaginaires. » Lumière
blanche, ombre noire - Entretiens,
Louis I. Kahn, traduction de l'anglais par Jacques Bosser. Éditions
Parenthèses, Collection Eupalinos, septembre 2016, 15 x 23 cm, 91
p., 11 euros.