Giaime Meloni découvre la photographie pendant ses études d’architecture à l’université de Cagliari, en Sardaigne. Il fait alors le choix de se consacrer à l’image, considérant cet engagement comme le prolongement naturel de sa vocation architecturale. Depuis 2018, il s’intéresse à deux archétypes du monde méditerranéen (et au-delà) : la colonne et le palmier. Sensible à l’analogie formelle qui unit ces deux formes, il les rassemble dans une série intitulée « Columns of Cultures ». La colonne et le palmier possèdent des caractéristiques physiques communes et une morphologie comparable (base, fût, chapiteau) qui justifient leur association au sein d’un même corpus, non seulement comme formes mais aussi comme témoins d’une histoire et d’une géographie. Si la colonne appartient au règne construit et le palmier au règne naturel, on observe au cours du temps de nombreux phénomènes de transfert de l’un à l’autre, en particulier dans l’histoire de l’architecture qui débute inévitablement par le récit ou l’image d’une demeure primitive dont les piliers faits de troncs d’arbre seraient la préfiguration de la colonne minérale. Le palmier (et l’arbre en général) génère la colonne ; les alignements de palmiers s’organisent en colonnades majestueuses et les palmeraies forment d’impressionnantes salles hypostyles à ciel ouvert.De la plus jolie manière qui soit, Antoine Quatremère de Quincy reprend cette légende primordiale (réitérée depuis Vitruve) dans son (...) $##$ Dictionnair (...)
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