À Lyon, dans le quartier de Gerland, le campus tertiaire Urban Garden propose une nouvelle manière d’habiter les espaces de travail en articulant architecture, paysage et usages collectifs. Au coeur de cet ensemble, l’éclairage du restaurant interentreprises développe une écriture lumineuse immersive signée de l’agence les éclaireurs. Entre dispositifs scénographiques, innovation technique en très basse tension et programmation dynamique des ambiances, le projet fait de la lumière un vecteur d’identité, de confort et d’appropriation des espaces.
Urban Garden développe une relation étroite entre architecture, espace public et nature : rues plantées, cœurs d’îlots paysagers, continuités végétales et espaces apaisés composent un environnement tertiaire dont l’atmosphère évoque davantage celle d’un parc habité que celle d’un quartier de bureaux conventionnel.
Une impression de sous-bois dans un espace de restauration
« Dès l’origine, l’intention était claire, commente Lucas Goy, concepteur lumière à l’agence les éclaireurs : faire de ce lieu un prolongement intérieur du paysage environnant, en recréant l’expérience sensible d’un sous-bois. L’enjeu n’était pas seulement d’éclairer un espace de restauration, mais de construire une véritable ambiance immersive, capable d’accompagner les usages quotidiens tout en donnant au lieu une identité singulière. » Le concept lumière s’est développé autour d’une canopée filtrante : au plafond, des plaques métalliques découpées selon des motifs végétaux évoquent un feuillage traversé par la lumière. Entre cette trame suspendue s’insèrent de fins luminaires tubulaires dessinés sur mesure, fonctionnant comme des downlights à basse luminance. Leur finition intérieure dorée et ambrée réchauffe la lumière, tandis que le faisceau, travaillé sur des optiques intermédiaires, éclaire les tables avec subtilité et produit une vibration lumineuse évoquant les percées du soleil à travers les feuilles.
Une lumière scénographique, vivante et saisonnière
Cette strate fonctionnelle est enrichie par un second dispositif plus scénographique : des luminaires projettent, à travers les perforations du plafond, des ombres et motifs colorés qui animent parois et surfaces. Cette mise en lumière fait l’objet de programmations saisonnières, transformant la salle en paysage lumineux évolutif : tonalités rosées inspirées des cerisiers en fleur, nuances dorées, cuivrées ou plus minérales accompagnent les temporalités d’usage.
Dans les circulations, de grands panneaux lumineux diffusants, découpés selon les mêmes silhouettes organiques, prolongent ce vocabulaire. Sérigraphiés de motifs d’ombres végétales, ils deviennent eux-mêmes surfaces lumineuses, assurant un éclairement homogène tout en renforçant la cohérence conceptuelle du projet.
L’innovation d’une infrastructure en très basse tension
Urban Garden constitue également une expérimentation notable : l’éclairage de la salle principale a été conçu selon une logique de très basse tension, inférieure à 50 volts. Les alimentations sont déportées, tandis que le pilotage transite par un câblage de type Ethernet, assurant simultanément alimentation, adressage et contrôle individuel des appareils.
Ouvert tout au long de la journée et jusqu’en soirée, le restaurant fonctionne aujourd’hui comme une extension naturelle des espaces de travail. La lumière y joue un rôle déterminant : elle scénarise les usages, accompagne les temporalités et confère au lieu sa qualité d’accueil.
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© Partie Commune
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Maître d’ouvrage : Sogelym Dixence Architectes : Valode & Pistre Architectes d’intérieur : Partie Commune Conception lumière : les éclaireurs Matériel d’éclairage : Artemide, Lenoir Service Lumisheet, Luxiona, Prolight, Trilux |

