Tout au long du XXe siècle, les villes et mégalopoles se sont élevées grâce à la généralisation des ascenseurs et l’accroissement des mobilités verticales. Au prix d’une électricité toujours disponible et bon marché, ce mode de transport reste encore d’ailleurs gratuit pour l’usager. Mais le vieillissement d’une partie de la population, la tension sur les matières premières et la production d’énergie bousculent aujourd’hui ce qui jusqu’alors avait été une évidence. Les ascensoristes réfléchissent à des modèles d’ascenseurs plus performants, légers, connectés et économes en énergie. De leur côté, les architectes, selon les programmes, sont amenés à revoir des typologies distributives verticales et horizontales, afin d’optimiser les flux et d’apporter de la qualité d’usage, avec une optique de frugalité. L’avenir de l’ascenseur, c’est aussi l’escalier : si les grands programmes tertiaires constituent d’importants leviers d’innovation technique, la restructuration des logements collectifs, corrélée à la rénovation thermique, représente un immense défi en termes d’invention formelle.