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  • La terre crue donne un nouveau souffle à l’impression additive

    On croyait les techniques de fabrication additive par impression 3D reléguées au passé – un onéreux récit techno-futuriste, marginal, déconnecté des besoins de la construction, et surtout pro-béton. Ces dernières années, y compris pendant le Covid, des expérimentations menées partout en Europe se sont poursuivies pour tester l’impression de différents mélanges de terres crues ou d’argiles. Des prototypes ont vu le jour, donnant lieu à des explorations constructives de plus en plus grandes. Si certains chercheurs testent encore les limites physiques du matériau ainsi mis en œuvre, d’autres se servent du potentiel happening que représente la danse des robots lors de l’impression 3D, pour la réalisation de projets commerciaux qui se frottent à l’art de la mise en scène.
  • Lacol Arquitectura Cooperativa : le chantier continu comme processus d'appropriation

    Chez Lacol, le chantier n’est pas une étape marquée par un début et une fin. Œuvrant dans l’habitat coopératif, les architectes barcelonais considèrent la conception comme un processus au long cours qui ne s’arrête pas le jour de la livraison. Elle se poursuit en temps réel, durant le chantier, de façon à répondre au mieux aux besoins des usagers et à ne jamais rien figer.
  • Le chantier comme projet

    Quelle est la légitimité accordée aujourd’hui aux architectes ? Celle de leur rôle sur le chantier est désormais de plus en plus remise en cause. En les excluant de ce moment capital du projet, on acte la dissociation entre conception et réalisation, touchant ainsi à l’essence même du métier : l’art de construire. Pour éviter que son intégrité et sa qualité ne soient sacrifiées pour des raisons financières à court terme, un bâtiment n’a-t-il pas tout à gagner de la richesse du dialogue qu’instaure la présence bienveillante de son architecte durant la construction ? Nous avons réuni dans ce dossier différentes expériences qui racontent, chacune à leur manière, comment l’architecture ne saurait être envisagée autrement que comme un processus au long cours, dont le chantier resterait le moment privilégié de son accomplissement.
  • Le choix de la librairie Mollat

    Implantée sur 2 700 m2 au cœur de Bordeaux, la librairie Mollat consacre depuis de nombreuses années un espace dédié aux livres d’architecture. La section Architecture sur notre site mollat.com permet de relayer sur internet nos coups de cœur, dossiers, vidéos et bibliographies thématiques.

  • Le cru et le cuit : Groupe scolaire Thomas-Pesquet, Villepreux (78)

    Maîtres d'ouvrages : Ville de Villepreux
    Maîtres d'oeuvres : Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret ; chefs de projet : Charlotte Siwiorek (concours), Grégory Lalau-Keraly (études et chantier)

    Entreprises : EVP, structure ; BET Choulet, fluides et HQE ; BMF, économie ; Arwytec, cuisiniste ; LASA, acoustique

    Surface SHON : 3 606 m2
    Cout : 7,3 millions d’euros HT
    Date de livraison :2021

  • Le temps retrouvé : 18 logements sociaux au Raincy, Seine-Saint-Denis

    Maîtres d'ouvrages : Immobilière 3G
    Maîtres d'oeuvres : Barrault Pressacco

    Entreprises : IMSA et Roza Bat, gros œuvre ; IDF Toiture, charpente ; Prestapose, menuiseries extérieures ; Ridoret, menuiseries intérieures ; Orbimétal, serrurerie ; Koota, plomberie ; Tebi, électricité ; République Studio, design graphique

    Surface SHON : : 1 030 m2 (SP) + 985 m2 (SHAB)

    Cout :
    Date de livraison : avril 2022

  • Les choix de la librairie Rupture & Imbernon

    Les choix de la librairie Rupture & Imbernon 2022 : aux antipodes de l’instantanéité, la continuité dans le changement : Slow is Fast ! L’année 2022 se présente comme une année de transformation pour la maison Imbernon, qui intègre Rupture, un réseau de lieux culturels construits sur des valeurs de slow culture…

  • L’architecture ou l’art de transformer le réel

    Et si nous partions de l’idée, ou plutôt prenions le pari, que ce tout jeune XXIe siècle, à peine âgé de 22 ans, malgré tous les périls qui s’annoncent, toutes les menaces qui nous guettent, pourrait paradoxalement devenir un nouvel âge d’or de l’architecture ! Mieux encore, que les architectes auraient, à la manière d’une avant-garde, un rôle essentiel à y jouer dans un dénouement heureux ! C’est en tout cas le point de vue que j’ai envie d’adopter en guise de conclusion à cette chronique engagée il y a maintenant plus d’un an.
  • Mathieu Berteloot, HBAAT : "Le chantier, c'est avant tout de la négociation"

    Le temps du chantier est essentiel dans la pratique de l’agence HBAAT. Pour Heleen Hart et Mathieu Berteloot, cette phase décisive est celle des arbitrages où l’intégrité architecturale d’un projet peut basculer si elle n’est pas défendue par les premiers intéressés.


  • Panique dans l'ascenseur ? L’avenir des mobilités verticales

    Tout au long du XXe siècle, les villes et mégalopoles se sont élevées grâce à la généralisation des ascenseurs et l’accroissement des mobilités verticales. Au prix d’une électricité toujours disponible et bon marché, ce mode de transport reste encore d’ailleurs gratuit pour l’usager. Mais le vieillissement d’une partie de la population, la tension sur les matières premières et la production d’énergie bousculent aujourd’hui ce qui jusqu’alors avait été une évidence. Les ascensoristes réfléchissent à des modèles d’ascenseurs plus performants, légers, connectés et économes en énergie. De leur côté, les architectes, selon les programmes, sont amenés à revoir des typologies distributives verticales et horizontales, afin d’optimiser les flux et d’apporter de la qualité d’usage, avec une optique de frugalité. L’avenir de l’ascenseur, c’est aussi l’escalier : si les grands programmes tertiaires constituent d’importants leviers d’innovation technique, la restructuration des logements collectifs, corrélée à la rénovation thermique, représente un immense défi en termes d’invention formelle.