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On se souvient du scandale de la démolition du bâtiment de Zehrfuss-Burckhardt-Prouvé et Perriand il y a un an à Rueil-Malmaison. Après avoir démoli l'un des plus beaux bâtiments de bureaux des années soixante, en parfait état, pour densifier son foncier, Novartis ajoute l'indécence au mépris en décidant finalement de ne pas reconstruire le nouveau bâtiment qui avait été confié aux architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti. La mairie de Rueil-Malmaison avait du céder au chantage de l'entreprise pharmaceutique:  si elle ne pouvait pas démolir et reconstruire en densifiant, l'entreprise s'installerait ailleurs, emportant sa taxe professionnelle et ses emplois. En vain, en toute discrétion, Novartis décide il y a quelques mois d'abandonner le projet. La France ne serais plus un pays où il faut investir...



Réalisé en 1968 par une équipe d'architecte franco-suisse composée de Bernard Zehrfuss et Martin Burckhardt, le bâtiment, dont les façades avaient été conçues par Jean Prouvé selon un procédé initialement prévu pour le secteur ferroviaire. Dans l'article « Au secours des chefs-d'œuvre en péril », d'architectures avait longuement parlé de ce bâtiment, qualifié d'exemplaire par son principal auteur. L'article est à retrouver dans le dossier du n°215 sur le Patrimoine du XXe siècle au troisième millénaire.