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Grande figure du photo-journalisme, Marc Riboud est mort mardi 30 août, à l'âge de 93 ans. Beaucoup de ses clichés font aujourd'hui partie de la culture universelle comme le peintre de la tour Eiffel (1953) ou la fille à la fleur (1967) devenue une icône de la paix. En 2004 d'a lui avait consacré un portrait.

Né en 1923 à Lyon, Marc Riboud découvre la photo à 14 ans grâce au Vest-Pocket de son père. Durant la guerre, il s'engage dans la Résistance et prend le maquis du Vercors. Par la suite il entame des études d'ingénieur à l'école centrale de Lyon, avant de se consacrer entièrement à la photographie. C'est à Paris, en 1952, qu'il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, deux des fondateurs de Magnum. Il intègre l'agence en 1953, puis s'embarque pour un voyage planétaire. Il ira en Inde, en Chine communiste - qu'il est en 1957 l'un des premiers européens à parcourir -, en Algérie, en Afrique noire, au Vietnam, au Bangladesh, aux États-Unis, au Japon, à Cuba. Ses clichés sont publiés dans les grands magazines (Life, Paris Match, Stern, Geo, Le Nouvel Observateur).

On a souligné la dimension profondément humaniste de son travail, dont certains clichés ont marqué l'histoire.

Une exposition de ses photos à Cuba lui est justement consacrée cette année à Perpignan au festival "Visa pour l'image", jusqu'au 11 septembre 2016.