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Plusieurs instances professionnelles du secteur de la construction dénoncent le choix du partenariat public-privé pour le plan écoles de Marseille et affirment leur attachement aux procédures rapides, concurrentielles, seules capables de garantir la qualité de la conception et le meilleur coût de réalisation.

Le 16 octobre dernier, la ville de Marseille a approuvé par délibération le principe du recours à un accord-cadre de marchés de partenariat pour la démolition, la rénovation et la reconstruction de 34 groupes scolaires.

 

Cette décision a soulevé l’indignation de l’Ordre des architectes, de l’association CAPEB, de la Fédération CINOV, du SNSO et du Syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône qui considèrent que ce type de procédures entrainera inévitablement des surcoûts importants pour le contribuable et réduira la mise en concurrence à un très petit nombre de majors du BTP, excluant ainsi l’accès à ces marchés aux petite entreprises locales.

 

Ces différentes organisations reconnaissent la nécessité d’entreprendre des travaux mais reprochent à ce type de montage de « dessaisir la collectivité de sa fonction de maître d’ouvrage au profit d’un opérateur privé » et dénoncent sa complexité juridique.

 

Elles rappellent également que la Cour des Comptes considère que cette procédure, « guidée le plus couvent par des considérations budgétaires à court terme et aux coûts mal maitrisés », doit toujours rester dérogatoire.

 

Le collectif a écrit au Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, afin qu’il renonce au marché de partenariat en faveur d’une opération de maîtrise d’ouvrage publique conduite par la ville de Marseille.