Edouard Phillipe a
annoncé ce mercredi le lancement d’un concours international d’architecture
pour la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris, qui s’est effondrée
sous les flammes lundi en début de soirée.
Alors qu’Emmanuel Macron annonçait mardi soir l’ambition de
reconstruire Notre-Dame d’ici 5 ans, le premier ministre a annoncé, à l’issue
du conseil des ministres consacré à la reconstruction de la cathédrale
l’objectif de «doter Notre-Dame d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et
enjeux de notre époque». L’enjeu de ce concours est notamment de décider d’une
reconstruction à l’identique ou non.
La première flèche de Notre-Dame datant de 1250 est
démontée et remplacée en 1760 par une nouvelle, dessinée par Viollet-le-Duc,
lors des travaux de rénovation de la cathédrale. La charpente, si elle devait être
reconstruite à l’identique, nécessiterait 1300 chênes plantés au XIXe siècle.
Mais on se rappelle qu’après leur destruction, la charpente de Notre-Dame de
Reims a été reconstruite en béton, et celle de Chartres en métal.
Le gouvernement va en outre proposer un projet de loi afin
d’encadrer les dons pour la reconstruction. Ce projet de loi devra créer un
établissement public pour porter cette reconstruction. L’ancien ministre de la
Culture Jack Lang salue le délai de cinq ans fixé par le président « On a
entendu qu’il faudra des décennies, et pourquoi pas des siècles. Bravo au
président d’avoir résisté à la sinistrose ambiante. Il a totalement raison, il
faut fixer un cap, les moyens sont là ».
Les promesses de dons des grandes fortunes et entreprises et
des particuliers frôlent apparemment le milliard d’euro.