L’agence londonienne de
paysage Gustafson Porter + Bowman a remporté l’appel à projet lancé par la
ville de Paris pour le réaménagement des abords de la Tour Eiffel. L’opération
s’élèvera à 40 millions d’euros. L’agence est associée aux architectes
Chartier-Corbasson, aux urbanistes Sathy, et aux architectes du patrimoine
Atelier Monchecourt.
Les
lauréats se sont imposés face à trois autres équipes de finalistes : AL_A +
Gross.Max ; Koz architectes + Junya Ishigami + Atelier Roberta ; Agence
Ter + Carlo Ratti Associati + Explorations Architecture.
La
compétition, lancée début 2018, prévoit le réaménagement paysager du site, le renfort
de la sécurité, une facilitation de l’accès aux touristes en réduisant les
queues d’accès qui s’étirent actuellement sur 300 mètres environ. Le vaste parc
s’étirera sur 1,6 km de part et d’autre de la Seine, traçant un axe entre le
Trocadéro et l’Ecole militaire. Il se déploiera également le long des quais
entre Bir-Hakeim et le Pont de l’Alma. Le projet des londoniens prévoit un axe
vert central, ponctué d’interstices paysagers, un amphithéâtre de verdure place
du Trocadéro, un nouvel espace public nivelé entre la fontaine de Varsovie et
le Pont d’Iéna qui sera piétonnisé et transformé lui aussi, en une
« promenade verte ».
Les
paysagistes présentent leur projet comme « l’union de deux typologies
paysagères françaises : le jardin classique, caractérisé par des axes
majeurs, et les jardins pittoresques, lieux d’expérimentations artistiques ».
La
première phase du projet devrait se clore en 2023, pour que le site soit
fonctionnel lors des Jeux Olympiques qui auront lieu l’été suivant.





