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Pour sa 3ème édition, la Biennale d’architecture et du paysage d’Île-de-France (Bap!) s’intitule « la ville vivante » et se déroulera à Versailles jusqu’au 13 juillet.

 

Les différentes manifestations s’articulent autour de la préservation du vivant face aux dérèglements climatiques. S’adressant aux architectes comme au grand public, l’évènement offre une programmation très riche :  expositions permanentes, pavillons, conférences, débats, ateliers participatifs… Les expositions de la Bap ! sont réparties dans les différents lieux de Versailles, accessibles à pied permettant également de découvrir les quartiers historiques de Versailles : au sud le quartier Saint-Louis et au nord le quartier Notre-Dame.

 

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Tout garder tout changer : Réparer et prendre soin des villes – à l’Ancienne Poste, avenue de Paris

Les deux commissaires, Christine Leconte et Cécile Diguet, associées à l’Institut Paris Région, partagent leur réflexion sur l’importance de la réparation entre villes et territoires.

La visite commence au rez-de-chaussée par « L’espace des équilibres », nous invitant à travers neuf témoignages associés à une photographie ou une vidéo de comprendre la nécessité de préserver les écosystèmes. A l’étage, neuf histoires autour des imaginaires des villes de demain sont illustrées par l’artiste Coline Hégron. Elles donnent la parole à différents personnages : Elisabeth, 82 ans, Clovis, 43 ans, Maria, 35 ans ou encore Goupil, renarde rousse de 3 ans... Ils habitent dans différents quartiers et partagent leurs expériences vécues. Ces histoires accompagnent la présentation de projets réels préoccupés par les mêmes thèmes.

L’exposition cherche à montrer que l’avenir ne doit pas être perçu que négativement à travers des solutions innovantes et positives pour les villes et les territoires. La scénographie de l’exposition, pensée par l’Atelier +1, a été réalisée avec 127 portes de chambres récupérées sur le village Olympiques des Athlètes des JOP 2024. Elles sont ici réemployées et devraient connaître encore une autre vie à la fin de cette exposition.

 

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4° entre toi et moi – à l’ENSA Versailles, avenue de Sceaux.

L’exposition des commissaires Sana Frini et Philippe Rahm montre très concrètement comment l’architecture a toujours su nous protéger de la chaleur. Des exemples passés oubliés - ici très clairement expliqués - aux exemples présents qui s’en sont inspirés jusqu’aux visions prospectives. Une proposition qui sait être stimulante en restant pédagogique et dont d’a s’est fait longuement l’écho dans son édition de mai.

Le numéro n°325 de mai a consacré son dossier « 4°C entre toi et moi » L’architecture sous réchauffement climatique à la Biennale d’architecture et de paysage d’Ile-de-France (Bap !)

Pour en savoir plus, commandez le dernier numéro !

https://www.innovapresse.com/boutique/numero/da-n-325-bap-2025-larchitecture-avec-4-detail.html?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAaehZtOrdP30pYPX0oPix276MIl9MDzXqoH-f3arwe6p0KPAPOXhXu_NuCqdDw_aem_T7LhryMPpU2JCUu7eNg5gw

 

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La Petite Agora de la Métropole du Grand Paris – avenue de Paris

Seule construction de cette biennale, La Petite Agora, réalisée par Jean Christophe Quinton, se dresse en face du château. Le pavillon oriente les regards en opposant une vue horizontale sur le château de Versailles et une vue verticale sur les alignements d’arbres de l’avenue de Paris.

La charpente en bois massif joint les deux ouvertures par une pente douce. Les poutres sont en lamellé-cloué. Ces mêmes poutres ont été évidées afin d’utiliser le moins de matière possible.

Au cœur du pavillon, un espace de rencontre et de débat de 150 places accueille la programmation proposée par la Métropole du Grand Paris et ses partenaires sur des questions de patrimoine et d’imaginaires : la Maison de l’architecture de l’Ile de France, Le Plus Petit Cirque du Monde et le Pavillon de l’Arsenal. Les hautes portes et des panneaux coulissants laissent volontairement se glisser un rai de lumière chaleureuse sous les linteaux, garantissant un éclairage doux et naturel à l’espace.

 

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Nous… le climat – au Potager du roi, rue du Maréchal Joffre

L’école de paysage de Versailles accueille la scénographie originale pensée par l’agence TER (Grand Prix National du Paysage et Grand Prix de l’Urbanisme) pour Nous… le climat, une exposition monographique qui ne dit pas son nom.

Dès la porte d’entrée, le regard se pose sur une longue table jaune qui traverse tout le jardin en son axe central. Y sont présentés les grands thèmes de l’agence : les sols, les écosystèmes, l’eau, les jardins nourriciers, la ville et le vivant. La dernière table se veut comme un manifeste. Cartes, dessins, axonométries, carottages, maquettes viennent illustrer les différents projets de l’agence. Une marche sur l’eau est également rendue possible au beau milieu du bassin central du potager grâce à une plateforme installée pour l’occasion.

Le choix des tables rappelle leur atelier de travail, on commence à dessiner et à penser le projet sur une table, et c’est également un lieu de partage. Cette exposition permet de découvrir la démarche paysagiste de l’agence TER, de participer à différentes tables rondes, de découvrir ce jardin nourricier, conçu à l’origine pour capter la chaleur on cherche au contraire à l’heure du réchauffement climatique les moyens de trouver de la fraicheur.

 

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Changer les climats – au Musée Lambinet, boulevard de la Reine

Bas Smets est un architecte paysagiste belge, qui pratique également en France. Il est aussi cette année le curateur du pavillon de la Belgique à La Biennale d’architecture de Venise.

Dans les quatre salles successives, les motifs de la moquette reprennent les codes de l’échelle chromatique de la dérégulation thermique mondiale, partant du bleu à l’entrée jusqu’au rouge dans la dernière salle. La première introduit Bas Smets et son agence. La seconde relate les expériences qu’ils réalisent avec ses étudiants de la Graduate School of Design de Harvard (Etats Unis). Les recherches se concentrent sur deux villes : New York et Paris, présentant une analyse urbaine cartographique comparée de la résilience climatique urbaine. La salle suivante présente deux projets majeurs de son agence : le Parc des Bergers d’Anvers et le Luma Parc des Ateliers à Arles. Le premier propose une solution intégrant une digue de protection face à la montée des eaux et le second s’articule autour de la création d’un jardin, micro climat pour atténuer les fortes chaleurs provençales.

Pour clôturer cette exposition Bas Smet fait découvrir son projet lauréat du concours pour le parvis de la cathédrale de Notre Dame à Paris avec une grande maquette interactive qui tente de démontrer que l’on peut rafraîchir même dans un tissu urbain dense et historique.

 

La Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France 2025 se tiendra jusqu’au 13 juillet 2025 à Versailles. Des informations supplémentaires sont disponibles en ligne sur : https://www.bap-idf.com/.