Ouf, cette fois pas de bunker, ni de lanternes magiques, la plupart des équipes abonnées à ce type de programme semblent avoir été écartées. Les projets en lice, plus consensuels et plus ouverts sur leur voisinage, ont renoncé à jouer la rupture des rebelles du rock et de la musique amplifiée avec le reste du monde...

La zone d’activité de Fleury-les-Aubrais est une bande enclavée entre, à l’est, les voies ferrées de la gare des Aubrais qui relient Paris au centre de la France et, à l’ouest, la départementale qui entre dans Orléans. Une zone en déshérence, jalonnée de cheminées monumentales, où des usines désaffectées – comme l’immense halle du site Imperial Tobacco, fermé en 2018, victime du déclin de la consommation du tabac – alternent avec les terrains en jachère qui témoignent simplement de la désindustrialisation du pays. C’est sur cet emplacement qu’Orléans Métropole a décidé de lancer il y a quelques années « Interives », un ambitieux projet de renouvellement urbain qui devait à l’origine être directement connecté par un téléphérique à la gare intermodale.

Le plan imaginé par la Compagnie du Paysage dessine une coulée verte centrale réservée aux circulations douces : le parc des Manufactures. Elle longe la grande halle de l’Imperial Tobacco en attente de sa nouvelle affectation et monte vers le nord pour irriguer des îlots ouverts mixtes. À proximité de la rue Danton, quelques immeubles de bureaux à l’architecture globale et sans âme sortent ainsi péniblement du sol pour nous permettre d’imaginer la future métamorphose de cette zone abandonnée. C’est plus bas, le long de l’axe qui poursuit le (...) (...)

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